2 février 2012
Dur à suivre
Par: Martin Bourassa

C’est pas toujours évident de comprendre le raisonnement logique du conseil de ville de Saint-Hyacinthe, spécialement en matière de culture.

C’est pas toujours évident de comprendre le raisonnement logique du conseil de ville de Saint-Hyacinthe, spécialement en matière de culture.

Le conseil a récemment octroyé une subvention de 42 500 $ à l’organisation du Rendez-vous des papilles afin de financer la moitié d’une étude de faisabilité visant à ajouter une création artistique d’envergure à cette foire du terroir.On parle d’une étude évaluée à 85 000 $. C’est énorme comme budget. Et l’on parle de développer une production dont le coût pourrait tourner autour de 1,5 M$, peut-être 2 M$. Ce qui est encore plus énorme si on considère que le budget total de l’événement dépasse à peine les 300 000 $. Un événement qui faut-il le rappeler dure un week-end tout au plus et est soumis aux caprices et aux aléas de la météo.Enrichir et développer la programmation est certes une idée intéressante, mais encore faut-il investir cet argent aux bons endroits et ne pas perdre de vue que le succès de cette activité repose en bonne partie sur l’imprévisible météo.Et si réunir la somme nécessaire au financement de l’étude a représenté un bon défi, imaginez celui d’amasser la somme nécessaire à la mise en place de la production. Pas sûr que les gouvernements et les partenaires privés se bousculeront. Ils ne le font pas beaucoup déjà pour soutenir des organismes établis comme le Théâtre de la Dame de coeur à Upton par exemple. Pourquoi le faire pour les papilles?J’ai aussi beaucoup de mal à comprendre la logique municipale de financer à gros prix une étude pour les papilles et de refuser une étude pour un musée r��gional.Du mal à comprendre aussi que la Ville rêve d’une attraction touristique et artistique d’envergure provinciale, apte à attirer une foule de l’extérieur de la région, quand cette même Ville a tiré la plogue sur son Festival Rétro après 15 ans d’existence, au milieu des années 2000. Imaginez ce même festival avec un budget de 1 M$…Par ailleurs, avant de débourser 85 000 $ dans une étude, n’aurait-il pas été plus simple et plus économique de donner la chance aux créateurs d’ici de faire leurs preuves et de soumettre leurs idées? Mon ami Christian Vanasse n’a que ça des idées et il ne charge pas un sou pour les partager. Du moins pas encore!

M.B.

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