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Entre l’univers du rêve et contes traditionnels

Véronique Lemonde


 

Robert Payant

 
 

Julie Turconi

 
Julie Turconi et Robert Payant seront de la prochaine soirée de contes au Bilboquet, le vendredi 17 mars, à 19 h 30. Deux conteurs certes, mais deux mondes très différents.

La pétillante Julie Turconi, Française d’origine et maintenant Montréalaise d’adoption, fait dans le conte sensuel, voyageur et anecdotique. Écrivaine au départ, la conteuse ne connaissait pas du tout le milieu du conte avant sa venue au Québec, il y a quelques années. « Les deux, écrire et conter sur scène, sont maintenant liés. Certains de mes textes ne restent que des nouvelles écrites et d’autres se prêtent mieux à la scène, au conte. Pour moi, le conte, c’est une belle manière de faire passer un texte au public », confie celle qui fait maintenant du conte sur scène depuis quatre ans. Au Bilboquet, Julie Turconi promet deux contes de nature sensuelle et environ trois histoires plus courtes issues de son imaginaire. « Je pars alors d’une petite anecdote pour en faire un récit imaginaire qui se dirige dans le rêve. » Julie Turconi collabore à l’occasion pour des revues littéraires comme Possible et Alibis et fait partie des Productions Cormoran, un groupe de cinq conteurs qui organisent des soirées régulièrement à Montréal.

Au coeur du Haut-Saint-Laurent

Dans un tout autre univers, Robert Payant dépoussière des contes déjà existants qui prennent racine dans sa région natale, le Haut-Saint-Laurent (Huntingdon, Châteauguay, Vaudreuil...). Traditionnel dans son approche, Robert Payant se donne pour mission de faire connaître cette région souvent méconnue, mais si riche en contes et légendes à cause de son peuplement très précoce qui remonte au temps de la Nouvelle-France et même avant. « On a juste à penser aux autochtones qui servaient de guides aux premiers habitants, à la Maison Trestler de Vaudreuil-Dorion qui serait hantée ou à la rivière Châteauguay pour que de nombreuses légendes surgissent et prennent forme », de dire M. Payant en entrevue. Entre ethnologie et anthropologie, Robert Payant participe à cette recherche minutieuse qui vise à retracer des légendes qui ont souvent des bases dans la toponymie de la région. « Par la voix du conteur, la région peut se faire entendre. On est un peu des défricheurs de l’oral », conclut-il.

 
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