19 janvier 2012
Campagne de sensibilisation pour un train de banlieue
Embarquer dans le train
Par: Le Courrier

Fini les tergiversations et les discussions creuses. Le projet de train de banlieue a été remis sur les rails avec aplomb, mardi soir, lors du lancement de la campagne de sensibilisation « J’embarque dans le train », pilotée par la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains.

À l’aube de la tenue des états généraux et dans un souci de stimuler le développement économique, la Chambre s’est dotée des outils nécessaires pour se rapprocher du grand rêve du train de banlieue à Saint-Hyacinthe.Le comité Train de banlieue, créé pour remettre le train à l’ordre du jour et s’assurer – cette fois – qu’il y reste, s’est ainsi investi d’une première mission : celle de faire valoir à toute la population maskoutaine les avantages de ce projet.Le site Web de la campagne (jembarquedansletrain.ca), conçu par NMédias, permettra de recueillir en ligne les appuis des gens d’affaires, étudiants, travailleurs, entreprises et organismes de la région afin de mobiliser tous les acteurs derrière le projet. Le comité a par ailleurs déjà rencontré l’AMT et prévoit aussi interpeller les instances gouvernementales pour obtenir le financement nécessaire. Des membres ont été mandatés afin d’évaluer les coûts d’implantation et ses retombées économiques. Le plus récent projet de train de banlieue a ceci d’innovateur que l’on propose désormais à l’AMT des circuits bidirectionnels pour permettre aux gens de Saint-Hyacinthe de se diriger vers Montréal le matin, mais aussi l’inverse, afin de permettre, par exemple, à des étudiants et des professeurs de se déplacer de la métropole vers la région maskoutaine. Selon le comité, c’est toute la population qui bénéficiera à court et à long terme de cette initiative. L’impact du train de banlieue serait important pour le monde scolaire, le développement domiciliaire, la rétention du personnel qualifié et l’environnement. « Au niveau industriel, il y a un défi à relever. Nous voulons attirer la main-d’oeuvre qualifiée et pour y arriver, ça nous prend les ressources, les services et la facilité d’accès, a soutenu René Vincelette, du Groupe Lacasse. Le train de se rendra pas à Saint-Pie, mais il aura un impact considérable pour ses entreprises. »Des acteurs à convaincreLe comité a un agenda bien rempli pour les mois à venir. Avec son président Claude Corbeil en tête, il aura la lourde tâche de réunir autour de son projet les principaux acteurs de la région.À ce chapitre, M. Corbeil entamait dès mercredi soir sa campagne de sensibilisation auprès des élus de la MRC des Maskoutains, dont l’appui est loin d’être gagné d’avance. La préfet de la MRC, Francine Morin, admet que le train de banlieue ne fait pas l’unanimité parmi les maires. « Je suis ici pour en savoir plus, car la MRC ne s’est pas prononcée officiellement au sujet du train de banlieue. Nous allons rencontrer le comité pour connaître les avantages et les inconvénients avant de prendre position. »Déjà, certains maires s’étaient dit contre la venue du train de banlieue, alors que d’autres y tiennent mordicus, comme la mairesse de Saint-Louis, Doris Gosselin, qui siège sur le comité du Train de banlieue.« Certains y voient l’occasion d’inciter des gens à s’installer dans la région. Le problème, c’est que les avantages et les inconvénients ne semblent pas être les mêmes pour tout le monde », a ajouté Mme Morin. Mais Claude Corbeil entreprend la tournée avec confiance et avec l’appui de la Ville de Saint-Hyacinthe, représentée par sa directrice générale adjointe Chantal Frigon et par la conseillère Brigitte Sansoucy à la table du comité. « Le train est en marche, a martelé M. Corbeil. On veut avoir le train de banlieue et on va l’avoir. Si certains n’embarquent pas, ça ne nous empêchera pas d’avancer.»

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