12 octobre 2017
District Bois-Joli
Frédéric Brillon dans une course à trois
Par: Benoît Lapierre
Frédéric Brillon, candidat dans le district Bois-Joli.   Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Frédéric Brillon, candidat dans le district Bois-Joli. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

À l’élection partielle de 2016 dans le district Saint-Sacrement, où il habite, son nom apparaissait parmi les aspirants à la succession de Brigitte Sansoucy.

Frédéric Brillon avait récolté 73 voix et terminé cinquième devant Jeannot Caron (34 voix) et Marcel Delage (12 voix), mais derrière Donald Poirier (91 voix), Danny Laroche (98 voix) et la gagnante, Annie Pelletier (101 voix).
Cette fois-ci, il a décidé de tenter sa chance dans le district Bois-Joli, où il affrontera le conseiller sortant Alain Leclerc et Claire Gagné. « Je siège depuis près de 10 ans aux Loisirs Bourg-Joli (desservant les districts Bois-Joli, Sacré-Cœur et Saint-Sacrement) et je suis très impliqué dans mon quartier », fait-il valoir. Il est très fier des dernières réalisations des Loisirs, comme la création d’une patinoire permanente derrière la Polyvalente Hyacinthe-Delorme, projet auquel l’organisme a consacré 100 000 $, sur un budget de 300 000 $.
Âgé de 38 ans et père de trois enfants, Frédéric Brillon est secrétaire à une direction adjointe de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe. C’est son désir de s’investir davantage pour sa communauté qui, dit-il, le pousse vers la politique municipale. S’il a choisi d’être candidat dans le district Bois-Joli, ce n’est pas parce qu’il vise spécialement le conseiller Leclerc. « Je veux offrir la possibilité aux gens de choisir, de miser sur une personne impliquée dans son quartier qui reflète leur choix », répond-il.
Parmi les dossiers qui retiennent son attention, c’est le projet Réseau Sélection qui vient en tête de liste. « C’est un beau projet avec beaucoup d’argent, mais il faut s’attarder aussi aux aspects négatifs : l’impact sur le stationnement, les logements abordables qui disparaissent. Je ne suis pas trop d’accord à ce qu’on implante ça au centre-ville. »
Le fardeau fiscal du citoyen est une autre question qui le rend soucieux. « Avec tous les gros projets qui s’en viennent, le tunnel Casavant, la promenade Gérard-Côté, le parc Casimir-Dessaulles, j’ai du mal à voir comment les citoyens ne seront pas touchés par la taxation. Il y a aussi le stationnement étagé : ils n’ont pas encore dit si les cases seraient gratuites ou non. Mais si on veut attirer les gens au centre-ville, il faudrait que ce soit gratuit. »
À son avis, la nouvelle Loi 122 a donné trop de pouvoir aux décideurs municipaux et aux promoteurs au détriment des citoyens, qui pourraient même ne plus trouver les avis publics dans leur journal. « Je ne suis pas d’accord avec ça. Toutes les semaines, les avis sont là, dans le journal, tandis que sur le web, il y aurait un effort à faire pour les trouver. »
Se disant ouvert à l’idée d’un débat avec ses adversaires, il considère que les jeunes ont une place plus grande à prendre dans la vie municipale. « Ils doivent s’affirmer sur la direction à donner à leur ville », estime-t-il.
M. Brillon est également en faveur de l’abolition des horodateurs et de la taxe compensatoire imposée aux organismes communautaires qui sont propriétaires d’immeubles. 

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