10 janvier 2019
Carte blanche
Fumer en paix
Par: Christian Vanasse

L’Office d’habitation des Maskoutains n’interdira pas la consommation de cannabis dans ses logements. Sage décision que j’applaudis même si je me sens seul comme sur une étagère de la SQDC.

D’accord, pas complètement seul, mais quand même, j’ai l’impression qu’il y a des voix tremblantes qui redoutent encore « l’Herbe du diable » et qui craignaient l’Apocalypse au lendemain de la légalisation, nos rues envahies de zombies en dreadlocks fumants qui flyent au volant. Alors que, statistiquement, les textos tuent plus que la puff.

Pour la santé, l’alcool et le tabac sont bien plus dangereux et, pourtant, la CAQ repoussera la consommation du cannabis à 21 ans plutôt qu’à 18. C’est comme dire aux jeunes : commencez donc par des produits éprouvés qui envoient chaque année des milliers de Québécois à l’hôpital ou à la morgue.

Je ne dis pas que le pot est sans danger, mais certainement pas plus qu’un Bordeaux. D’ailleurs, soyez pas surpris si, dans quelques années à votre party de bureau, votre boss donne du weed en cadeau plutôt que des bouteilles. Personnellement, j’apprécierais. À méditer pour le prochain party du COURRIER. Je dis ça, je dis rien.

Mais viendra un temps où l’on prendra une bonne grande inspiration et l’on relâchera un peu nos craintes sur le cannabis. On en connaîtra mieux les effets aussi. Et toutes les autres vertus d’une magnifique plante qui pousse d’ailleurs très bien en sol maskoutain et qu’on devrait célébrer plutôt qu’ostraciser. En attendant, c’est bizarre qu’on puisse fumer tout ce qu’on veut, mais nulle part. Bon, j’avoue, tout ce qu’on veut, c’est relatif. N’empêche, fumer du pot est devenu la troisième chose tout à fait légale, mais qu’on doit se cacher pour faire… après voter et faire l’amour.

Sur ce, je vous quitte. Je dois… euh… aller voter…

image