8 février 2018
Geoffroy, au cœur de l’électro-pop montréalais
Par: Maxime Prévost Durand
Geoffroy, dont le premier album, Coastline, est paru il y a un peu moins d’un an, sera en spectacle à guichet fermé au Zaricot samedi. Photo Marc-Étienne Mongrain

Geoffroy, dont le premier album, Coastline, est paru il y a un peu moins d’un an, sera en spectacle à guichet fermé au Zaricot samedi. Photo Marc-Étienne Mongrain

Geoffroy a frappé un grand coup dans l’univers musical électro-pop en lançant son premier album, Coastline. À un tel point que sa musique voyage déjà à l’extérieur de la province, et même du pays, grâce aux plateformes comme Spotify.

Avec des chansons telles que « Sleeping On My Own », « Raised By Wolves » et « Thirsty » (un duo avec Men I Trust), l’auteur-compositeur-interprète s’est joint à la nouvelle vague d’artistes québécois qui s’illustrent au-delà de nos frontières, comme Matt Holubowski, Milk & Bone et Charlotte Cardin.
« Ce sont tous des amis grâce à la musique. Le succès de chacun nous aide à mettre Montréal sur la map et ça attire les regards ici », soutient Geoffroy, dans un entretien téléphonique accordé au COURRIER.
Surtout reconnue pour son rock alternatif dans les dernières années, notamment avec la montée d’Arcade Fire, la scène musicale montréalaise est en train de se forger un nouveau son, avec l’électro-pop en avant-plan. « Il y a un nouveau son qui sort maintenant, c’est vrai. Montréal est en train de se développer une nouvelle identité musicale », poursuit-il.
Une année ne s’est même pas écoulée depuis la parution de son album que déjà Geoffroy a joué dans les plus grands festivals au Québec. Parmi ceux-ci, il compte des apparitions à Osheaga, au Festival d’été de Québec et au Festival international de jazz de Montréal. Il a aussi donné des concerts en Belgique et en France, puis s’est rendu à Los Angeles dans les dernières semaines afin de tenter de percer le marché américain.
« Je ne m’attendais pas vraiment à ça, même si c’est un rêve et un but, avoue Geoffroy lorsqu’on lui rappelle tous ces accomplissements. En France, on a une bonne équipe là-bas et on est en train tranquillement de trouver des partenaires ailleurs. Avec le streaming, on peut voir où ça marche le plus. En Europe, l’Allemagne va être notre porte d’entrée. Au Mexique, ça fonctionne bien aussi. »
Son ambition est grande et tout semble calculé pour que le rêve international se concrétise. « Je suis très impliqué dans la gérance. Je veux vivre de la musique et je veux voyager », affirme celui qui détient un diplôme en gestion de l’Université McGill et une maîtrise en gestion des arts du Berklee College of Music.
Faire son propre chemin
On l’oublie, mais Geoffroy est de ceux qui sont passés par l’émission La Voix. Pourtant, il est plutôt rare d’associer sa musique au phénomène télévisuel. Plutôt que de jouer cette carte, il a fait son propre chemin.
« Je pense que les gens ont catché que ça n’avait pas rapport [dans mon parcours], lance-t-il au bout du fil. Je ne suis pas resté dans ce créneau, ni dans le public, ni dans le style de musique. Ce n’était vraiment pas moi. »
Cela ne l’empêche pas de connaître du succès partout où il passe. Après avoir surtout joué dans des festivals à travers le Québec, Geoffroy donnera le coup d’envoi de sa toute première tournée québécoise samedi, à Saint-Hyacinthe, devant un Zaricot qui affiche complet.
« C’est vraiment une autre vibe en salle. J’ai joué quelques shows où les gens étaient assis et je trouvais ça étrange, avoue-t-il. Même si ma musique est quand même chill, les gens ont besoin de bouger. » Alors, vous savez quoi faire pour montrer votre appréciation samedi : levez-vous et laissez-vous emporter par la musique! 

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