10 novembre 2016
Ian Kelly en formule intime
Par: Olivier Dénommée
Parmi ses nombreux projets, Ian Kelly a aussi laissé entendre que des remix de SuperFolk allaient voir le jour vers l’été 2017. Photo Martin Girard

Parmi ses nombreux projets, Ian Kelly a aussi laissé entendre que des remix de SuperFolk allaient voir le jour vers l’été 2017. Photo Martin Girard

On connaît l’auteur-compositeur-interprète montréalais Ian Kelly depuis une dizaine d’années, lui qui a lancé quelques albums appréciés pour leur son entre pop et folk avec des accents plus rock. Son dernier album, SuperFolk paru cet hiver, assumait cette fois une direction plus intime et chaleureuse, avec des textes plus optimistes que par le passé. 

Après un bref passage au Fréquence pour le Record Store Day en avril, il offrira la première représentation maskoutaine de sa nouvelle tournée le 18 novembre, où il se produira en solo.

« La dernière fois que je suis venu donner un show à Saint-Hyacinthe, c’était en mai 2014 pendant ma tournée pour All These Lines », se souvient Ian Kelly. Il était alors accompagné de ses musiciens. Cette fois, c’est seul qu’il présentera les chansons de son dernier album. « Je ne suis pas complètement seul… j’ai quand même une remorque pleine de matériel et deux techniciens avec moi. Même seul sur scène, je ne fais pas plus d’argent! », blague le chanteur et multi-instrumentiste. La formule solo est parfaite pour mettre en valeur les nouvelles chansons du Montréalais, qui jouera tantôt de la guitare, tantôt du piano dans le climat plus intimiste de l’Espace Rona.

Peter Katz

Ian Kelly ne vient décidément pas seul : il invite, en première partie, l’auteur-compositeur-interprète torontois Peter Katz. « Peter est un peu complémentaire à mon spectacle. Il est plus connu dans le reste du pays que moi et je fais parfois ses premières parties là-bas. C’est un échange qu’on aime faire », explique Ian Kelly. Dans le même spectre musical que la tête d’affiche, Peter Katz a retenu l’attention de différents médias, étant reconnu comme le « meilleur vocaliste masculin » par le magazine NOW de Toronto. « Moi ça m’oblige à me forcer parce qu’après une bonne première partie, il faut que la tête d’affiche garde au moins le même niveau! », lance le Montréalais.

« Quand je serai vieux »

Depuis le lancement de SuperFolk cet hiver, Ian Kelly n’arrête jamais. « À part ma tournée, j’ai beaucoup d’autres projets. J’essaie de démarrer un festival dans ma ville (Morin-Heights, dans les Laurentides), j’ai un projet de podcast, je réalise un album, je compose une bande sonore… et j’ai trois enfants. Je me reposerai quand je serai vieux! »

Du coup, un sixième album solo est loin de se retrouver dans sa liste de priorités. Il admet tout de même qu’il continue d’écrire du nouveau matériel, parce qu’il n’a toujourspas l’impression d’avoir écrit sa meilleure chanson à vie.

Malgré ses origines et sa fameuse chanson « Montréal » qui tourne beaucoup à la radio québécoise, Ian Kelly admet préférer les régions que la métropole. « Il y a beaucoup de choses que je n’aimais pas de la ville, et c’est pourquoi j’en suis parti. » La majorité de ses spectacles ont lieu loin de Montréal, et c’est tant mieux pour celui qui lance même que s’il avait le choix entre retourner vivre dans sa ville natale ou s’installer à Saint-Hyacinthe, il viendrait ici sans hésiter. Il s’avoue même fasciné par le fait qu’il y existe encore un disquaire indépendant, chose de plus en plus rare dans les grands centres.

À défaut de s’installer dans la région maskoutaine, Ian Kelly sera de passage à l’Espace Rona du Centre des arts Juliette-Lassonde de Saint-Hyacinthe le vendredi 18 novembre à 20 h 30.

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