26 octobre 2017
Jacques Denis défend son bilan
Par: Rémi Léonard
Deux adversaires se sont dressés contre Jacques Denis pour obtenir le poste de conseiller du district Saint-Thomas-d’Aquin. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Deux adversaires se sont dressés contre Jacques Denis pour obtenir le poste de conseiller du district Saint-Thomas-d’Aquin. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

En campagne pour se faire réélire dans Saint-Thomas-d’Aquin, le conseiller sortant Jacques Denis doit bien malgré lui revenir sur le dossier des égouts du boulevard Laframboise.

En août, l’administration municipale avait reconnu avoir surfacturé les résidents pour ces travaux d’infrastructures. Les factures sont toujours en cours de correction, mais avec l’arrivée des élections, le sujet est naturellement devenu un enjeu de campagne. « Je dois me battre avec ça alors que c’est une erreur de la Ville », déplore-t-il. « Ça a été présenté comme une erreur du conseiller, mais ce n’est pas moi qui fais la facturation », fait valoir Jacques Denis, qui assure avoir agi dès que le problème a été porté à son attention.
Il aimerait bien sûr parler d’autres réalisations du dernier mandat, comme le problème d’inondations qui sévissait dans le secteur Cordeau, qui a été réglé, les divers travaux de pavage, le drainage du terrain de soccer, l’aménagement d’une bande cyclable sur l’avenue Pinard et l’interdiction des camions lourds sur cette même artère, entre autres.
Pour la suite, l’élu sortant entend veiller à maintenir les hausses de taxes à un niveau raisonnable, soit près de l’inflation, favoriser le transport en commun entre son district et le Quartier des études supérieures, soulever le problème de vitesse excessive sur certains rangs, maintenir la pression sur Veolia pour qu’elle contrôle mieux ses émissions d’odeurs, faire pression sur les compagnies de télécommunications pour améliorer le service Internet haute vitesse, favoriser le transport actif près des écoles et « continuer d’embellir Saint-Thomas-d’Aquin », a-t-il énuméré.
Sur Réseau Sélection, Jacques Denis se dit en profond questionnement depuis qu’il a pris le pouls de ses électeurs. « Une élection, ça permet de reprendre contact avec la population », a-t-il commenté, affirmant avoir ainsi réalisé que les gens ne veulent pas d’une construction de cette hauteur au centre-ville. Il n’est pas prêt à sacrifier pour de bon ce projet d’investissement, mais il avoue « [être] en train de reculer là-dessus ».
Aurait-il fallu mieux consulter les citoyens avant d’en arriver là? Absolument, répond le conseiller. « C’est décevant qu’une Ville n’écoute pas davantage sa population », laisse-t-il tomber. 

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