5 octobre 2017
District Cascades
Jeannot Caron défend son centre-ville
Par: Benoît Lapierre
Jeannot Caron en est à sa deuxième tentative dans le district Cascades aux élections municipales.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jeannot Caron en est à sa deuxième tentative dans le district Cascades aux élections municipales. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Avec son slogan « le district Cascades revivra par amour et courage », Jeannot Caron se lance une fois de plus à la conquête électorale du quartier dont il entend bien devenir le prochain représentant au conseil municipal.

« J’ai une bonne équipe en avant de moi », confiait-il au COURRIER après la conférence de presse qu’il a donnée jeudi dernier sous l’auvent du Marché public, en présence d’André Arpin, son agent officiel, Françoise Pelletier, Marie-Claude Delisle, Nicole Jetté et aussi Chantal Goulet, qui se mesurera à Claude Corbeil à la mairie. « J’appuie Chantal Goulet à 100 % » a confirmé le candidat de 53 ans qui tentera à nouveau de détrôner la conseillère sortante, Sylvie Adam et distancer une nouvelle adversaire, Angelika Gil. Aux élections de 2013, il avait obtenu 444 voix, contre 563 pour Mme Adam.
Sa directrice de campagne, Cécile Ménard, est une Maskoutaine d’adoption qui a siégé durant onze ans comme conseillère à la ville de Longueuil. « Jeannot nous amène un vent de fraîcheur ce matin », a-t-elle lancé en présentant le candidat sous une brise automnale.
Jeannot Caron se décrit d’abord comme un bénévole qui s’est investi dans plusieurs organisations communautaires : le Comité des citoyennes et citoyens pour l’environnement maskoutain (cinq ans au conseil), Contact Richelieu-Yamaska (six ans au conseil), la Nuit des sans-abri, les Loisirs Christ-Roi aussi. « En tant que père et grand-père, j’ai à cœur les familles qui résident dans mon quartier et c’est pourquoi je m’implique depuis six ans aux Loisirs. Je suis sensible au fait que plusieurs familles immigrantes habitent au centre-ville et qu’elles ont peu accès à des espaces de verdure et de jeu pour les petits », a-t-il souligné.
« Je suis aussi propriétaire-gestionnaire d’immeubles à logements abordables, hébergeant entre autres Les Trouvailles de l’abbé Leclerc, chapeauté par le Centre de bénévolat de Saint-Hyacinthe. Je suis très fier de dire que je participe ainsi à la mixité sociale de notre milieu », a-t-il poursuivi.
Il propose un « PPU amélioré » pour le centre-ville, intégrant les projets municipaux annoncés par l’administration sortante – promenade Gérard-Côté, parc Casimir-Dessaulles, pôle culturel – à une vision d’avenir respectueuse du caractère à la fois historique, patrimonial, communautaire et commercial du centre-ville.
Mais le projet Réseau Sélection ne fait pas partie de sa vision. « Je n’approuve pas ce projet-là, pas de la façon dont il a été présenté et surtout pas au centre-ville. Les gens qui habitent le quartier n’en veulent pas, et c’est comme ça à la grandeur de la ville. Les seuls qui sont pour, ce sont les gens d’affaires, mais je peux les comprendre », a-t-il répondu.
Et les avis publics? « Je ne suis pas d’accord qu’on les enlève des journaux. Ce n’est pas tout le monde qui va sur le Web, comme ce n’est pas tout le monde qui lit les journaux. Les deux sont complémentaires. »
Au sujet de la conseillère Adam, il n’a rien de particulier à déclarer, sinon que le centre-ville est à l’image des 20 années qu’elle l’a représenté au conseil. « Tirez-en vos conclusions », a-t-il laissé tomber. 

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