8 février 2018
Littérature pour adultes
La plurisexualité explorée dans le nouveau roman de Kim Messier
Par: Maxime Prévost Durand
Il y avait deux ans que Kim Messier n’avait pas fait paraître de livre. Photo Courtoisie

Il y avait deux ans que Kim Messier n’avait pas fait paraître de livre. Photo Courtoisie

Il y avait deux ans que Kim Messier n’avait pas fait paraître de livre. Photo Courtoisie

Il y avait deux ans que Kim Messier n’avait pas fait paraître de livre. Photo Courtoisie

Le nouveau roman de Kim Messier, Mes âmes sœurs, est le quatrième de sa série pour adultes.   Photo Courtoisie

Le nouveau roman de Kim Messier, Mes âmes sœurs, est le quatrième de sa série pour adultes. Photo Courtoisie

Après avoir exploré les thèmes de l’infidélité et de la séparation familiale dans ses derniers romans pour adultes, l’auteure maskoutaine Kim Messier se penche sur celui de la plurisexualité dans sa plus récente œuvre, Mes âmes sœurs, parue le 17 janvier en librairies.

L’histoire met de l’avant Catherine, un personnage qui apparaissait dans le roman précédent, Je t’ai dans la peau. Celle-ci fait la rencontre d’un couple dans un restaurant aphrodisiaque, une rencontre qui ébranlera ses convictions et éveillera ses désirs. Au fil de l’intrigue, l’héroïne se questionne sur la possibilité d’une vie de couple à trois et sur la perception des autres face à cette réalité.
« Il y a deux ans, j’ai fait la rencontre d’une fille à Montréal et elle me disait qu’elle est plurisexuelle. Ça m’intriguait, je lui ai posé beaucoup de questions là-dessus », raconte Kim Messier.
Même si elle avoue qu’elle ne serait pas à l’aise dans ce type de relation, sa curiosité et son ouverture d’esprit l’ont amenée à fouiller davantage le sujet, jusqu’à en faire le cœur de son roman.
Une distinction s’impose d’emblée, alors que la plurisexualité n’a rien à voir avec un « trip à trois » simplement pour s’amuser. « La plurisexualité est reconnue au même titre que l’homosexualité », explique celle qui a justement traité de cette autre réalité dans ses deux premiers livres, Le Placard et Coming Out, de la collection pour adolescents Tabou, des Éditions De Mortagne. « Peu importe la manière dont l’amour est vécu, cela devrait être valorisé », soutient-elle.
Elle avoue d’ailleurs être curieuse de la réception de ses fidèles lectrices – parce que son lectorat est majoritairement féminin – à l’égard de ce nouvel ouvrage. « Je crois qu’il va y avoir différentes réactions. Peut-être que, pour certaines personnes, ça va répondre à des questionnements qu’elles ont. »
Un processus plus long
L’écriture de ce quatrième roman pour adultes a été plus longue que les précédents, reconnaît Kim Messier. Mes âmes sœurs paraît deux ans après Je t’ai dans la peau, la plus longue période entre deux parutions pour la Maskoutaine.
La recherche nécessaire pour refléter le plus justement la réalité de la plurisexualité a allongé le processus, explique-t-elle. La conjugaison entre son travail d’enseignante de français à l’école du Verbe Divin de Granby et son rôle de mère de famille a aussi été un des facteurs qui ont mené à un tel écart entre les parutions.
Bien qu’elle avait évoqué que ce nouveau roman soit le dernier de sa série pour adultes, rien n’est moins sûr pour la suite des choses. « Ce ne sera peut-être pas le dernier. J’ai une autre histoire qui est en train de m’apparaître », lance-t-elle en riant. Elle se donne toutefois encore du temps pour déterminer quelle direction prendra sa prochaine séance d’écriture. « J’aimerais aussi explorer le fantastique ou le suspense, même le suspense/horreur pour adolescents », conclut-elle. 

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