9 février 2012
Buick Regal GS 2012
La sportive confortable
Par: Marc Bouchard

La berline Regal de nouvelle génération est sur nos routes depuis maintenant un an. Déclinée en version régulière et Turbo, c’est le temps de passer aux choses beaucoup plus sérieuses avec la GS (GS étant ici pour Grand Sport). Sa vocation est simple : attaquer de plein fouet les berlines sport comme les Infiniti G37, Acura TSX et Volvo S60.

Il sera difficile de confondre la GS avec les autres Regal. Son style est superbe. Les prises d’air à l’avant en gris satiné sont aussi reprises pour les sorties d’échappement et un joli becquet coiffe le haut du coffre. Le clou du spectacle est cependant les jantes de 19 ou 20 pouces qui sont directement reprises de la voiture concept. Elles sont magnifiques et donnent une prestance incroyable au véhicule. L’effet est accentué grâce aux voies légèrement élargies, on dirait qu’elle s’assoit sur la route : j’adore!

L’intérieur subit un traitement beaucoup plus discret. Tout de noir et uniquement disponible dans cette teinte, c’est sombre. Par contre, la qualité des matériaux et de l’assemblage est sans reproche, à la hauteur de la compétition. Pour se rappeler que l’on est dans une GS, Buick a pris soin d’intégrer un volant au style exclusif avec des appliques grises qui reprennent la forme de celles du parechoc avant. Malheureusement, le volant offre une prise décevante qui nous force constamment à changer le positionnement des mains. Bien que cela puisse paraître anodin, pour une berline au tempérament sportif, ce n’est pas agréable. Les sièges sont vraiment confortables, et ce, même si l’assise est un peu trop haute. Le soutien est adéquat en conduite dynamique et plusieurs ajustements sont possibles dont les coussins dorsaux. À l’arrière, le confort se corse à cause de la ligne de toit. Comme la Regal adopte le style coupé quatre portes, le dégagement pour la tête est restreint. Sur le chemin du retour vers l’aéroport, j’ai pris la peine d’y prendre place pour y constater que l’espace pour les jambes y est presque inexistant.

C’est du sérieux!

Pour la GS, Buick a mis le paquet en matière de motorisation. Comme l’ère des gros V8 est révolue et qu’il n’y a que quatre trous sur les sorties d’air du capot, c’est le quatre cylindres EcoTech de 2.0 avec turbo que l’on retrouve. Avec ses 270 chevaux et 295 lb-pi de couple, on n’est jamais en reste avec la puissance. Les reprises se font avec beaucoup d’aisance. Il faut dire que la version d’essai avait l’avantage d’avoir la transmission manuelle à six rapports (l’automatique a aussi six rapports), il était assez facile de jouer avec les révolutions du moteur. En parlant de révolution, le couple se libère à 95 % entre 2 300 et 4 900 tr/min, les accélérations se font en douceur, mais avec beaucoup de fermeté.

Ce qui est plutôt impressionnant sur la GS, c’est la calibration de la suspension et de la direction. Bien que ce soit des jantes de 20 pouces que j’avais à l’essai, le comportement a toujours été impeccable. La voiture (et je parle toujours de la Buick) demeure extrêmement stable en virage. Elle peut enfiler les courbes avec aplomb et je dois l’admettre avec beaucoup d’aisance. La voiture procure, surtout en version manuelle, un agrément de conduite à des années-lumière de toutes les autres Buick que j’ai essayé (non je n’ai jamais conduit la Grand National).

En résumé

La Regal n’est pas seulement une très bonne voiture, c’est parmi ce que l’Amérique offre de mieux pour l’heure. Sa mission ne s’arrête pas là, son but est clair : attirer les jeunes acheteurs (35-45 ans) et surtout changer une fois pour toutes l’image de la marque. (Merci à Luc Olivier Chamberland)

Pour :

– Motorisation – Suspension – Prix

Contre :

– Espace intérieur – Ouverture du coffre – Manque de sonorité

Fiche technique

Véhicule à l’essai : 2012 Buick Regal GS Prix du modèle à l’essai : 44 390 $ Moteur L4 2.0L Ecotec turbo DACT 16 soupapes Puissance (ch@tr/min) : 270 CH Consommation rapportée : N/D

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