3 novembre 2016
Chantiers Canada-Québec
La Ville soumet 38 M$ de travaux projetés
Par: Benoît Lapierre
La mise aux normes de l’usine de filtration de la rue Girouard Ouest est le projet le plus coûteux que la Ville a soumis aux fins de subvention dans le cadre du nouveau Fonds chantiers Canada-Québec. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La mise aux normes de l’usine de filtration de la rue Girouard Ouest est le projet le plus coûteux que la Ville a soumis aux fins de subvention dans le cadre du nouveau Fonds chantiers Canada-Québec. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe a fait ses devoirs pour profiter au maximum de l’aide gouvernementale qui lui est offerte dans le cadre du nouveau Fonds chantiers Canada-Québec sur les infrastructures municipales.

Les huit projets qu’elle a couchés sur les formulaires gouvernementaux se chiffrent au total à 38,4 M$, des travaux qui pourraient être subventionnés à 83 % à même le Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU). Ce fonds est doté d’une enveloppe de 663,8 M$ constituée de la contribution fédérale de 363,3 M$ et de celle du gouvernement du Québec, de 300 M$.

Heureusement, l’administration municipale a agi promptement à l’égard du FEPTEU. Les demandes d’aide financière ont été approuvées par le conseil municipal le 19 septembre et aussitôt acheminées au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Trois jours après, il aurait été trop tard : devant le flot des demandes, le gouvernement a décidé de fermer abruptement le programme le 23 septembre, alors qu’initialement, la période d’inscription devait se poursuivre jusqu’au 30 novembre. Si tous les projets sont retenus, la Ville n’aura à leur consacrer que 6,5 M$, soit à peine 17 % de leur coût total.

Le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, a indiqué que l’intervention la plus coûteuse soumise au programme est la mise aux normes, au coût de 14,5 M$, de l’usine de filtration du 3190, Girouard Ouest, suivant les critères de la Stratégie pancanadienne sur l’eau potable. La Ville doit construire un réservoir de stockage suffisamment grand pour créer une réserve qui lui permettrait de subvenir à tous lesbesoins en eau potable durant 16 heures consécutives, advenant une défaillance de l’usine de filtration. Elle doit aussi mettre en place un système de traitement UV capable d’éliminer 99,99 % des virus pouvant se trouver dans l’eau à traiter. « Actuellement, on est à 99 % », a signalé M. Bilodeau.

Le second investissement en importance est cette dépense prévue de 10 M$ pour augmenter la capacité de traitement de l’usine d’épuration des eaux usées. « L’usine date de la première moitié des années 1980, et on approche de la limite », explique-t-il.

Des interventions diverses dans les réseaux d’aqueduc et d’égout, dont l’installation de conduites sous la rivière Yamaska, complètent la liste des demandes de financement qui ont été expédiées à Québec à temps. La date limite de réalisation des travaux a été fixée au 31 mars 2018. Les dépenses reconnues sont celles engagées après le 1er avril 2016.

Par le truchement de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), les villes protestent contre la fermeture prématurée du programme FEPTEU. Elles pressent le gouvernement de rouvrir l’appel de projets et de respecter l’échéance du 30 novembre.

Dans l’espoir que le vent tourne dans ce dossier, le conseil municipal a approuvé quatre autres demandes à sa séance du 17 octobre, lesquels représentent un investissement additionnel de 15,6 M$. Le renouvellement des services municipaux du boulevard Laurier Ouest, de Castelneau à Casavant Ouest, représente le gros morceau de cette autre vague de proejts.

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