12 octobre 2017
L’agriculture urbaine pousse bien à Saint-Hyacinthe
Par: Rémi Léonard
Encore récente à Saint-Hyacinthe, l’agriculture urbaine gagne toutefois en popularité année après année dans la Technopole agroalimentaire, selon le CCCPEM. Photothèque | Le Courrier ©

Encore récente à Saint-Hyacinthe, l’agriculture urbaine gagne toutefois en popularité année après année dans la Technopole agroalimentaire, selon le CCCPEM. Photothèque | Le Courrier ©

À sa cinquième année d’implication en agriculture urbaine, le Comité des citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain (CCCPEM) parle une fois de plus d’un « été fertile » à Saint-Hyacinthe.

Pour preuve, vous avez sans doute pu remarquer les bacs de fruits et de légumes plantés un peu partout en ville et accessibles à tous. Issue du mouvement des Incroyables comestibles, l’initiative encore récente à Saint-Hyacinthe a rencontré une grande popularité, si bien que le CCCPEM n’a eu d’autres choix que de revoir à la hausse le nombre de bacs à installer.
« La demande est là » pour ce type de projet, a constaté le président de l’organisme, Jacques Tétreault. Il s’est d’ailleurs dit heureux que l’idée « fasse des petits », puisque d’autres bacs sont apparus au cours de la saison, par exemple sur la rue des Cascades. Le regroupement citoyen Jardins de rue, la SDC centre-vile, Espace Carrière et la Maison de la famille ont notamment rejoint le mouvement.
Du côté du complexe du Patro, un jardin collectif a aussi été réalisé pour la troisième année en collaboration et au bénéfice des résidents du secteur. L’étudiant à l’ITA en production horticole Marc-Olivier Beaudry s’est occupé durant l’été de l’entretien du jardin collectif, en plus des bacs répartis dans Saint-Hyacinthe, tout en accueillant les curieux. En croisant les Maskoutains lors de sa tournée, il a constaté que sa présence provoquait des conversations avec les citoyens autour du jardinage et des aliments disponibles. Les plus jeunes étaient particulièrement intrigués, a-t-il relaté.
Le centre-ville a même été « victime de son succès » puisque les plants ne restaient pas garnis très longtemps, a témoigné Marc-Olivier Beaudry. Le stagiaire a profité de l’été pour initier de nombreux citadins à l’agriculture urbaine, même si les gens sont toujours plus portés sur la cueillette que sur l’entretien, lance-t-il en riant.
Pour la cinquième année consécutive, le CCCPEM a également distribué au printemps une cinquantaine de jardinières dans la population par le biais d’organismes communautaires, ce qui permet de créer son propre petit potager, sur son balcon par exemple.
Jacques Tétreault a vanté les bienfaits de l’agriculture urbaine pour le milieu, que ce soit par le verdissement et l’embellissement des espaces urbains ou par la réduction des îlots de chaleur. C’est aussi une façon pour les citoyens de profiter de fruits et légumes frais, de partager les récoltes entre voisins et d’apprendre à se connaître par la même occasion, a-t-il donné en exemple.
Depuis que le CCCPEM s’est lancé dans l’agriculture urbaine, il dit constater un intérêt toujours croissant de la part des Maskoutains. Une popularité qui le réjouit, puisque Jacques Tétreault se dit convaincu que les gens développent immanquablement une conscience environnementale, « du moment où ils ont un petit plant de tomates à s’occuper ». « Ça te reconnecte avec l’environnement », conclut-il. 

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