28 septembre 2017
Aide financière de la Ville
Le Boisé-des-Douze se consolide
Par: Benoît Lapierre
Avec le soutien de la Ville de Saint-Hyacinthe, le Boisé-des-Douze a entrepris des démarches de consolidation qui devraient mener à des acquisitions de terrain et à l’établissement de servitude de conservation.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Avec le soutien de la Ville de Saint-Hyacinthe, le Boisé-des-Douze a entrepris des démarches de consolidation qui devraient mener à des acquisitions de terrain et à l’établissement de servitude de conservation. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La réserve naturelle du Boisé-des-Douze, dans le secteur est de Saint-Hyacinthe, est en voie de devenir une zone sauvegardée beaucoup plus étendue que sa parcelle qui bénéficie d’ores et déjà d’une protection à perpétuité.

 

La réserve naturelle du Boisé-des-Douze, dans le secteur est de Saint-Hyacinthe, est en voie de devenir une zone sauvegardée beaucoup plus étendue que sa parcelle qui bénéficie d’ores et déjà d’une protection à perpétuité.

L’organisme que des citoyens ont créé en 1998 pour assurer la conservation de cet écosystème hydrique vient d’obtenir un gros coup de pouce de la Ville de Saint-Hyacinthe, elle-même propriétaire d’une portion de ce boisé qui est traversé par le ruisseau la Décharge des Douze, lequel prend sa source à Saint-Dominique.

À sa séance du 3 juillet, le conseil municipal a d’abord décrété la création d’un « fonds de dotation » de 150 000 $ afin « d’assurer la conservation et la sauvegarde à long terme de la réserve naturelle du Boisé-des-Douze ». La Ville constituera ce fonds en y versant 50 000 $ par année en 2018, 2019 et 2020.

Les élus ont adopté une seconde résolution qui garantit à l’organisme une contribution de 62 306 $ devant couvrir les frais d’acquisition de trois lots contigus à la réserve, et d’une partie d’un quatrième lot dont la portion résiduelle pourrait faire l’objet d’une servitude de conservation. Les lots en question sont la propriété d’Odette Gervais et Réal Laflamme, indique le rôle d’évaluation foncière.

La présidente du Boisé-des-Douze, Céline Lussier-Cadieux, a expliqué que les ententes au sujet de ces rattachements à la réserve naturelle n’étaient pas toutes conclues et que pour le moment, le fonds dominant demeure les quatre hectares qui sont la propriété du Boisé-des-Douze, sur environ 18 hectares à protéger, un espace chevauchant en partie le territoire agricole. 

« Pour tout le reste, on fonctionnait jusqu’ici avec des ententes renouvelables aux deux ans. Ce qu’on est en train de mettre en place va faire en sorte que tout cela devienne pour toujours une réserve naturelle. Nous négocions aussi avec la Ville, parce qu’elle en détient une grande partie là-dedans. »

Les derniers développements dans le dossier font suite à un mandat de 37 000 $ que la Ville avait accordé au Boisé-des-Douze au printemps 2016, première étape du projet visant à assurer la pérennité des lieux. Un chargé de projet de Nature-Action Québec avait été embauché pour superviser des opérations diverses, dont l’arpentage et l’estimation de la valeur marchande des nouvelles parcelles à protéger. Le Boisé-des-Douze s’étend au bout de la rue Brouillette, dans le district Yamaska, et on y accède par cette rue.

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