23 février 2012
Le club de judo de Saint-Hyacinthe brille à la finale régionale
Par: Maxime Desroches
Émile Guertin-Picard (à droite) s'est bien défendu et a remporté l'argent en classe U11, le 4 février, à Varennes.

Émile Guertin-Picard (à droite) s'est bien défendu et a remporté l'argent en classe U11, le 4 février, à Varennes.

Le samedi 4 février avait lieu, à Varennes, la finale régionale des Jeux du Québec en judo. Les athlètes du club de judo de Saint-Hyacinthe, fidèles à leur habitude, ont été nombreux à atteindre le podium dans les catégories d’âge U11 à U17.

Au total, 18 des 25 protégés de l’entraîneur maskoutain Louis Graveline ont décroché une médaille durant cette journée de compétition. Plusieurs sont des habitués du podium, tandis que d’autres se sont surpassés, au grand plaisir du vétéran instructeur.

En catégorie U11, Thomas Robin (médaillé d’or), Émile Guertin-Picard (argent), Adam Caron (argent) et Félix Archambault (bronze) ont connu un tournoi plus que satisfaisant, tandis que leurs coéquipiers Jean-Félix Robin (or), Kristopher Lachaine (or), Léo Robin (argent), William Robin (argent) et Maxime Roger (bronze) se sont illustrés en classe U13.Audrey Poirier a quant à elle excellé en décrochant l’or en U15, au même titre qu’Émile Charbonneau. Jacob Demers et Mathieu Bellavance ont pour leur part obtenu respectivement l’argent et le bronze dans cette même catégorie d’âge.Finalement, trois judokas du club maskoutain évoluant en U17 ont grimpé sur la plus haute marche du podium à Varennes. Il s’agit de Jérémie Poirier, Sandrine Fournier et Benjamin Daviau. De son côté, Marc-Antoine Morin a récolté le bronze.

La relève s’impose

Louis Graveline estime qu’il est bon de voir les plus jeunes athlètes de son dojo prendre le flambeau des plus vieux et connaître autant de succès sur le tatami, poursuivant ainsi la tradition d’excellence. À cet égard, il croit que la formule Kohaku Shiai, mot japonais signifiant « combat en ligne », aide chacun dans sa préparation en vue des différentes compétitions régionales et provinciales. L’entraîneur Graveline utilise ce système depuis fort longtemps.

Tous les combats se font avec la réglementation et le protocole qu’exigent un combat de judo. La seule différence avec une compétition standard est que le judoka gagnant demeure sur la surface pour affronter l’adversaire suivant. Il quitte la surface de combat lorsqu’il perd ou lorsqu’il aura gagné cinq combats consécutifs. S’il a gagné par ippon ou waza-ari les deux plus hauts scores, il obtiendra un Batsogun, terme désignant une « grande supériorité », et obtiendra automatiquement un grade. Cette pratique est très formatrice et a fait ses preuves.« C’est au dojo que nos jeunes prennent contact avec la compétition pour la première fois. Grâce à cette formule, ils ne se sentent pas perdus lorsqu’ils arrivent en contexte de compétition. Ils sont moins nerveux et peuvent se consacrer à avoir du plaisir », conclut Louis Graveline.

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