1 février 2018
Claudy Tessier, copropriétaire de la Boutique Champagne! : mentorée 
Le mentorat : un mariage de cœur et de raison
Par: Le Courrier
Claudy Tessier et son associée Jessica.

Claudy Tessier et son associée Jessica.

Designer de mode, Claudy Tessier a été travailleuse autonome pendant cinq ans, collaborant entre autres avec Radio-Canada et le Cirque du Soleil. En 2014, elle rencontre sa future collaboratrice, styliste de robes de mariée. Elles se comprennent, se complètent et convolent en union professionnelle pour créer leur boutique de personnalisation de robes de mariée. 

« Nous nous sommes retrouvées unies par les liens sacrés du mariage corporatif. » Son associée, Jessica, se révèle être sa première mentore non officielle. « Sa connaissance du monde des affaires m’a beaucoup aidée. En plus, elle était elle-même mentorée et en la regardant aller, je voyais tout le positif de ce type d’accompagnement. » Grâce au programme de la MRC des Maskoutains, elle se trouve alors, elle aussi, un mentor.
Une alliance pour le meilleur
En mentorat, les rencontres ou les coups de téléphone se font au besoin. C’est une relation facile, libre, tout en ayant à cœur de savoir ce qui se passe chez l’autre. « Mon mentor et moi n’avons pas vraiment de choses en commun : son domaine d’affaires n’a rien de comparable au mien et son parcours d’entrepreneur ne me ressemble pas puisqu’il a créé sa première entreprise très jeune. » Mais Judith Lussier, de la MRC, sait parfaitement coupler les mentors et les mentorés afin que les personnalités s’associent agréablement. « Mon mentor est sensible, gentil, rassurant et, en même temps, il ne se laisse pas influencer par ma fragilité. Il prend le temps d’expliquer. Attentif, un peu psychologue, il me donne confiance dans l’entrepreneure que je suis. »
Un mentor donne l’exemple de la réussite en entrepreneuriat, mais sans en occulter les difficultés. « C’est quelqu’un qui va brasser les idées dans la joie et la tristesse, un petit coup dans le dos pour encourager et une tape sur l’épaule pour dire que ça va aller. » Avec ses nombreuses années d’expérience, il comprend très bien les doutes et les éventuelles inquiétudes. « C’est drôle à dire, mais le mentor ne vient pas se mêler de nos affaires. Malgré son envie d’aider, il doit nous laisser faire nos propres expériences, nous laisser aller, même dans le mur. Il peut nous faire sortir de notre zone de confort autant que nous rassurer. »
Derrière la vitrine
En plus de l’aide de leurs mentors et parents respectifs, la relation avec son associée est importante. « On s’obstine parfois, on argumente, mais on finit par s’entendre malgré nos points de vue différents. Notre complémentarité fait que nous n’angoissons pas sur les mêmes choses. » Gagnantes de la finale locale du Défi OSEntreprendre, elles espèrent pouvoir ouvrir une deuxième succursale dans une autre ville, « là où il n’y a rien ou rien de fashion », en gardant leur concept de salon privé, très intime, et continuer d’offrir des produits personnalisés, de qualité et faits au Québec. Extrêmement sociable et ayant le goût du spectacle, Claudy Tessier trouve tout de même qu’avoir une boutique avec pignon sur rue est plus demandant que de travailler pour soi ou en atelier. Mais grâce au mentorat, elle a appris à se faire confiance et le carnet de bal bien rempli de la boutique lui donne raison.

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