25 décembre 2014
Découverte d’ossements
Le Ministère dépêche un archéologue
Par: Jean-Luc Lorry
Un immeuble résidentiel est actuellement en construction sur l’ancien cimetière paroissial datant du milieu du 19e siècle. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Un immeuble résidentiel est actuellement en construction sur l’ancien cimetière paroissial datant du milieu du 19e siècle. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Un archéologue relevant du ministère de la Culture et des Communications accompagné d’un conseiller de la direction régionale de ce même ministère, se sont rendus dernièrement sur le chantier d’un immeuble résidentiel actuellement en construction sur l’ancien terrain des Pères Dominicains à Saint-Hyacinthe.

Lors de travaux d’excavation effectués en novembre par le promoteur immobilier maskoutain Construction Fluet, des ossements avaient été retrouvés par le chanoine Denis Lépine après que l’évêché fut informé que de possibles restes humains auraient été extraits du sol.

Ces ossements proviendraient de l’ancien cimetière paroissial qui date du milieu du 19e siècle et qui occupait alors une longue portion de terrain situé à l’arrière de l’église Notre-Dame-du-Rosaire.

« Quand notre équipe s’est rendue sur les lieux, les travaux d’excavation étaient terminés. Il n’y avait plus matière à arrêter le chantier », indique en entrevue au COURRIER, Jean-Jacques Adjizian, directeur général du patrimoine au ministère de la Culture et des Communications.

Cet archéologue de formation estime que lorsque furent transférés les restes humains de ce cimetière paroissial au cimetière Notre-Dame-du-Rosaire situé sur la rue Girouard Est, des ossements ont pu rester enterrés.

« Comme il s’agit d’un ancien cimetière, nous allons demander les documents d’archives pour en connaître la délimitation. Nous avons sensibilisé le promoteur au risque de trouver d’autres ossements si de nouveaux travaux d’excavation ont lieu sur son terrain », précise M. Adjizian.

L’ancien couvent des Pères Dominicains et le vaste terrain attenant avaient été vendus en 2008 au Groupe Fluet.

« Tant qu’il n’y a pas d’opérations d’excavation et que le site n’est pas perturbé, nous préférons ne pas procéder à des fouilles archéologiques. Par contre, au cas où le promoteur découvrirait de nouveaux ossements, il doit nous en informer », précise Jean-Jacques Adjizian.

Lorsque la construction de l’immeuble résidentiel de 36 logements sera terminée, le Groupe Fluet devrait débuter sur le même terrain, aux abords de la rue Dessaulles, la construction d’un bâtiment à vocation commerciale.

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