28 septembre 2017
Sainte-Madeleine et Sainte-Marie-Madeleine
Le regroupement serait bénéfique, dit l’étude
Par: Benoît Lapierre
Malgré les apparences, le dossier de regroupement n’a pas encore favorisé de rapprochement entre les maires Simon Lacombe (à gauche) et André Lefebvre.

Malgré les apparences, le dossier de regroupement n’a pas encore favorisé de rapprochement entre les maires Simon Lacombe (à gauche) et André Lefebvre.

Déposée lundi au conseil municipal du village de Sainte-Madeleine, l’étude d’opportunité d’un regroupement avec la Paroisse de Sainte-Marie-Madeleine tend à démontrer que la création de la nouvelle municipalité serait bénéfique aux deux communautés sur à peu près tous les plans.

Du côté de la taxation par exemple, l’étude de 56 pages réalisée par le ministère des Affaires municipales de l’Occupation du territoire (MAMOT) indique que le regroupement n’aurait pas d’impact négatif sur le territoire. Dans le secteur « paroisse », le taux de la taxe foncière pourrait même descendre sous son seuil actuel de 56 cents et s’établir à 55,39 cents par tranche de 100 $ d’évaluation. La taxe sur les unités commerciales diminuerait bien davantage, chutant de 1,01 $ à 79,49 cents.

Dans le secteur « village », la taxe foncière générale passerait de 79,93 cents à 54,96 cents à l’an I de la fusion et la taxe sur les unités commerciales, de 79,93 $ à 79,07 $. L’étude du MAMOT est basée sur les prévisions budgétaires 2017 des deux municipalités. Elle devait être déposée lundi à chaque endroit au cours d’une séance extraordinaire du conseil, mais ce dépôt n’a finalement eu lieu qu’au Village. À Sainte-Marie-Madeleine, le maire Simon Lacombe et les conseillers Chantal Bernatchez, Lise Cadieux et Daniel Choquette ne se sont jamais présentés. Faute de quorum, leurs collègues Patrice Barbot, Gilles Carpentier et Jean-Guy Chassé ont donc quitté les lieux au terme du délai d’attente règlementaire d’une heure. À la municipalité, la directrice générale, Lucie Paquette, a indiqué que seule l’absence de Mme Bernatchez était motivée, puisqu’elle l’avait prévenue qu’elle serait absente du 22 au 29 septembre.

Dans un communiqué diffusé hier, le conseil du Village a dit déplorer le refus de Sainte-Marie-Madeleine de déposer l’étude et de la rendre publique.

« Les citoyens des deux municipalités ont payé cette étude, réalisée aussi aux frais du MAMOT, à même nos taxes et impôts. Mon conseil et moi avons donc décidé de rendre publique l’étude sur notre site web. De plus, elle sera expliquée lors de nos séances d’information des 4 et 6 octobre. Nous allons de l’avant en respect de notre engagement de permettre un débat sain avec des faits réels », a indiqué le maire de Sainte-Madeleine, André Lefebvre.

Joint hier par LE COURRIER, son homologue de Sainte-Marie-Madeleine, Simon Lacombe, affirme quant à lui que l’étude du MAMOT est incomplète, d’où son refus de siéger à la séance du conseil où elle devait être déposée.

« Cette étude-là n’est pas encore terminée. Je leur ai posé plein de questions et je n’ai pas encore eu les réponses. Qui va payer pour le dépotoir à neige, le garage municipal? Où est le plan d’intervention du Village pour l’aqueduc et l’égout? Si je n’ai pas de réponses, je ne serai pas là (aux séances d’information) », a-t-il commenté, lui qui faisaitpartie du comité d’étude du MAMOT avec ses conseillers Cadieux et Choquette.

La séance publique du 4 octobre se déroulera à l’église de Sainte-Madeleine à 19 h, en présence des représentants du MAMOT. Une autre séance aura lieu le lendemain soir à l’église Baptiste de la route 116, sur le territoire de la Paroisse, tandis que le 6 octobre, la rencontre se tiendra au Centre communautaire du 75, rue Saint-Simon à Sainte-Madeleine. 

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