9 février 2012
Le tango argentin : une danse libre et élégante!
Par: Véronique Lemonde
Marina Mauri et Jean-Philippe Dupéré offrent aux Maskoutains de s'initier au tango argentin, une danse ouverte et sensuelle où la créativité est toujours présente.

Marina Mauri et Jean-Philippe Dupéré offrent aux Maskoutains de s'initier au tango argentin, une danse ouverte et sensuelle où la créativité est toujours présente.

Le couple s’est rencontré au Cégep de Saint-Hyacinthe il y a déjà quelques années. Et c’est le tango argentin qui les a cimentés depuis ce temps. Avec Jean-Philippe Dupéré et Marina Mauri, regard sur une danse qui devient rapidement un mode de vie où l’écoute de l’autre et l’ouverture d’esprit sont au centre d’une passion.

Lorsque Jean-Philippe Dupéré rencontre Marina Mauri, une Argentine au Québec depuis une dizaine d’années, cette dernière danse déjà assidûment le tango. « Je viens de Buenos Aires et ma mère et ma grand-mère dansaient bien entendu le tango. Mais curieusement, c’est ici, au Québec, que j’ai commencé à pratiquer le tango argentin pour rester connectée à mes racines », indique la jeune danseuse qui a appris avec les meilleurs, autant à Montréal qu’en Argentine.

« Disons que je ne me voyais pas comme un danseur de tango quand j’ai connu Marina, précise Jean-Philippe Dupéré qui a plutôt une formation en sciences et en urbanisme. Mais je n’ai pas eu le choix de la suivre, car le tango est quelque chose de très fort qui finit par envelopper le quotidien. Si un des deux gravite dans le monde du tango, c’est quasi impossible que l’autre ne soit pas dans ce milieu aussi. » Parce que le mot impossible ne semble pas faire partie du vocabulaire du couple, Marina et Jean-Philippe ont aujourd’hui une école de tango argentin à Montréal, Las Piernas Tango, et ils enseignent aussi, depuis peu, l’art du tango argentin à quelques Maskoutains curieux d’en savoir plus sur cette danse élégante.

Une danse comme un dialogue

Le tango argentin, contrairement au tango de type ballroom, casse les règles de la chorégraphie en offrant plutôt aux danseurs un langage qu’ils peuvent moduler selon le partenaire qui les accompagne ou leur envie du moment.

« Le tango argentin est affirmé et élégant, mais c’est surtout une danse qui s’improvise et qui devient comme un dialogue entre les deux partenaires », signale Jean-Philippe Dupéré. « En dansant le tango, nous devons porter notre attention sur la personnalité de l’autre, être à l’écoute de son corps, être attentif. Comme couple, on se découvre beaucoup en dansant le tango et cela peut même nous aider à surmonter des obstacles », rajoute Marina Mauri.Préconisant une approche ouverte, le couple offre des « possibilités » à ses élèves, une base avec laquelle chacun pourra développer sa propre créativité en improvisant au rythme de la musique. Marina Mauri et Jean-Philippe Dupéré donnent présentement des cours de tango argentin à la salle des Loisirs Christ-Roi (390 avenue Vaudreuil), les mercredis à 19 h 30. Même si la session est débutée, la classe est toujours ouverte aux nouveaux venus, surtout aux hommes qui manquent quelque peu à l’appel, souligne Marina Mauri. « Les hommes n’ont pas à avoir peur du tango. Ils apprendront beaucoup en pratiquant cette danse », conclut-elle. Une nouvelle session débutera également à la fin du mois de mars. Renseignements : 450 680-7392 ou marinamauri@gmail.com.

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