12 octobre 2017
L’église Sacré-Cœur se transforme en cour d’école
Par: Rémi Léonard
Éric Ouellet, directeur par intérim de l’école René-Saint-Pierre, Jean-François Soumis, directeur du service des ressources matérielles de la CSSH, Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe, Caroline Dupré, directrice générale de la CSSH et Richard Flibotte, président de la CSSH, devant le chantier du futur parc-école. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Éric Ouellet, directeur par intérim de l’école René-Saint-Pierre, Jean-François Soumis, directeur du service des ressources matérielles de la CSSH, Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe, Caroline Dupré, directrice générale de la CSSH et Richard Flibotte, président de la CSSH, devant le chantier du futur parc-école. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les démarches en vue de transformer l’église Sacré-Coeur-de-Jésus et son terrain en un parc pour les élèves de l’école René-Saint-Pierre sont maintenant enclenchées.

Mardi matin, les représentants de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) étaient à cette école spécialisée pour présenter le projet de parc-école, alors que les travaux de démolition commençaient de l’autre côté du boulevard Laframboise. Une fois libéré de l’église et du presbytère, le terrain doit être livré par la fabrique cet hiver, a confirmé le directeur du service des ressources matérielles de la CSSH, Jean-François Soumis.
Des aménagements seront effectués dès cette année, mais le projet complet s’étendra en plusieurs phases sur trois ans, a-t-il précisé. Les installations qui remplaceront le lieu de culte seront « entièrement adaptées à l’utilisation des personnes handicapées », une première au Québec, a lancé le président de la CSSH, Richard Flibotte. Cet espace vert sera aussi accessible aux citoyens du quartier, a-t-il insisté.

Selon les premiers plans rendus publics, l’endroit sera parcouru par des sentiers asphaltés « assez larges pour que deux fauteuils roulants puissent se croiser » et tous les grands arbres seront conservés, a évoqué Jean-François Soumis. Ce parc sans clôture, qu’on veut « ouvert sur le quartier », a-t-il ajouté, proposera des modules de jeux spécialement adaptés à la clientèle de l’école René-Saint-Pierre. Rien n’est encore totalement fixé, mais il pourrait par exemple s’agir d’un tourniquet ou de balançoires avec des dispositifs permettant aux jeunes de s’attacher, des surfaces en caoutchouc pour assurer leur sécurité ou d’autres modules permettant les développements des capacités motrices et sensorielles. Une aire de jeux de ballons et un coin pique-nique sont également dans les plans.
Le service des loisirs de la Ville de Saint-Hyacinthe sera consulté quant à l’aménagement final. D’autres partenaires seront également impliqués, la CSSH espérant obtenir des subventions pour financer les différentes phases du projet.
Une section sera consacrée au rappel des institutions qui ont marqué le site, à savoir le Collège Sacré-Cœur, détruit par un tragique incendie en 1938, ainsi que l’église Sacré-Coeur-de-Jésus, conçue par l’architecte maskoutain René Richer, qui a accueilli les fidèles du quartier de 1947 à 2016. Jean-François Soumis a déjà évoqué deux portails conservés des fenêtres de l’église et 46 pierres de granit en souvenir des victimes de l’incendie du collège.
Un besoin réel
Il est bien rare qu’une école ne dispose pas de cour extérieure, mais c’est pourtant le cas de l’école René-Saint-Pierre, a souligné son directeur par intérim, Éric Ouellet. En ce moment, une portion de la rue doit en effet être fermée à la circulation pour donner un « espace de jeu minimal » aux élèves, a-t-il rappelé pour illustrer l’importance du projet. En milieu bâti, où il ne reste plus de terrains vacants, la fermeture d’une église est devenue une opportunité « qu’il ne fallait pas échapper », a aussi argué le directeur du service des ressources matérielles de la CSSH. L’entente avec la fabrique prévoyait 350 000 $ pour le terrain et 150 000 $ pour assurer la démolition, soit une transaction d’un demi-million de dollars au total. La démolition a été autorisée par la Ville de Saint-Hyacinthe à la fin 2016 après une opposition citoyenne très limitée. L’entrepreneur de Sherbrooke chargé de raser l’église se nomme ironiquement le Groupe René St-Pierre. 

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