3 novembre 2016
Les prédictions de John Parisella devant la Chambre de commerce
Par: Jean-Luc Lorry
L’analyste chevronné de la politique américaine, John Parisella était de passage à Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’analyste chevronné de la politique américaine, John Parisella était de passage à Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

John Parisella a prouvé récemment qu’il est l’homme de la situation au Québec lorsqu’il est question de politique américaine. Cet analyste chevronné était l’invité de la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe dans le cadre d’un diner-conférence.

Devant un parterre de 125 personnes réunies au Club de golf de Saint-Hyacinthe, John Parisella a dressé un bilan de la campagne électorale américaine qui oppose le républicain Donald Trump à la démocrate Hillary Clinton.

« Trump et Clinton sont les deux candidats les plus impopulaires de l’histoire des États-Unis. À quelques semaines de son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama jouit encore d’une cote de satisfaction assez élevée », mentionne M. Parisella.

Même s’il considère qu’Hillary Clinton a commis une erreur en utilisant une messagerie privée lorsqu’elle occupait le poste sensible de secrétaire d’État, John Parisella estime qu’elle détient tous les atouts pour diriger les États-Unis.

À titre comparatif, M. Parisella voit en Donald Trump, un stratège hors norme qui a réussi à canaliser une vague de colère contre la classe dirigeante.

Selon lui, le candidat républicain s’adresse à un électorat blanc, peu éduqué et disposant d’un emploi précaire. « Le rêve américain n’existe pas pour eux, observe-t-il.

Trump veut démanteler tout ce qu’Obama a mis en place. Par exemple, Il veut déchirer l’ALENA [Accord de libre-échange nord-américain conclu en 1994]. » 

John Parisella a indiqué que celui qui l’a incité à se lancer en politique est Robert Kennedy, frère de l’ancien président démocrate, John Fitzgerald Kennedy.

Au cours de sa carrière, M. Parisella a été le chef de cabinet des premiers ministres Robert Bourassa et Daniel Johnson ainsi que conseiller de Jean Charest.

John Parisella partage la tendance actuelle qui veut que l’ancienne Première dame des États-Unis l’emporte le 8 novembre sur le magnat de l’immobilier.

« Les possibilités que Trump gagne sont de moins en moins probables. Il est l’auteur de son propre malheur. Ce n’est pas qu’Hillary Clinton soit bonne, mais plutôt que Trump est un mauvais candidat. »

Certaines situations pendant la campagne électorale l’ont profondément déçu concernant le candidat républicain.

« Lorsque je vois Trump se moquer du handicap d’un journaliste lors d’un discours, cela va à l’encontre des valeurs que m’ont inculquées mes parents. Je ne suis pas favorable à M. Trump », réagit le conférencier.

En plus de prédire la victoire d’Hillary Clinton, John Parisella prévoit un Sénat américain majoritairement démocrate (actuellement républicain) et une Chambre des représentants qui restera dans le camp des républicains.

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