19 octobre 2017
District Saint-Thomas-d’Aquin
Linda Roy dans la course
Par: Benoît Lapierre
Linda Roy, candidate de le district Saint-Thomas-d’Aquin. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Linda Roy, candidate de le district Saint-Thomas-d’Aquin. Photo François Larivière | Le Courrier ©

C’est en replongeant dans le dossier des égouts du boulevard Laframboise que Linda Roy, une propriétaire riveraine concernée par les erreurs de facturation commises par la Ville, a vraiment pris goût aux affaires municipales, au point de vouloir remplacer Jacques Denis au poste de conseiller du district Saint-Thomas-d’Aquin.

Fait inusité, elle fait campagne en même temps que son conjoint, Donald Poirier, qui lui arpente les rues du district Saint-Sacrement (voir autre texte). « Je trouve que dans le dossier des égouts, les gens ont manqué d’information, mais je suis contente du résultat » souligne-t-elle, en parlant de son intervention du 7 août devant le conseil municipal.
Âgée de 45 ans, cette autodidacte du domaine de la construction ne réside à Saint-Thomas-d’Aquin que depuis trois ans, mais elle signale qu’elle y est déjà très engagée, tant à la FADOQ qu’au service des loisirs. « Je me dis que si tu veux être conseillère, il faut que tu t’impliques. Un conseiller, ça défend ses résidents, mais si tu ne les connais pas, tu ne les défendras pas très fort », a-t-elle adopté comme principe.
Elle dit avoir vite constaté que Saint-Thomas-d’Aquin était un secteur mis de côté. « Il y a des lacunes dans la signalisation, l’apparence; on voit des poteaux de piste cyclable dangereux sur la rue Pinard, des bancs tout défaits au jeu de pétanque. Moi, je veux ramener Saint-Thomas-d’Aquin sur la carte. »
Elle signale aussi que les cégépiens qui résident dans le quartier sont très mal servis par le transport en commun. « Ils doivent compter 30 minutes pour se rendre au terminus du centre-ville, puis 20 minutes encore avant d’arriver au Cégep. Et l’autobus passe au Cégep à 15 h 30, alors que les cours finissent à 15 h 45. Le transport en commun, c’est ma priorité. Si la Ville veut attirer des résidents, il lui faut de meilleurs outils. »
Le maintien des avis publics dans le journal est aussi une nécessité à ses yeux. « La population a le droit d’être bien informée et c’est un moyen pour qu’elle le soit. »
Concernant le dossier Réseau Sélection, elle comprend mal que la Ville s’investisse autant dans la préparation du projet. « Pourquoi la Ville leur offre-t-elle un si beau cadeau, alors qu’elle refuse à nos entrepreneurs la moindre dérogation? Je ne pense pas que ça apporte grand-chose au plan économique, et ce n’est pas dans le stationnement du Centre des arts que ça devrait être », tranche Linda Roy. 

image