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Saga du LBVA L'Université de Montréal s'entend avec Validapro Biosciences
Construit au coût de 15 M$ en 2004 et inauguré en février 2005 sans jamais avoir été utilisé depuis ce temps, le Laboratoire de biotechnologie vétérinaire et alimentaire (LBVA), situé sur le campus de la Faculté de médecine vétérinaire (FMV), sera vraisemblablement fonctionnel d'ici quelques mois, a appris LE COURRIER. Le mois dernier, l'Université de Montréal a émis un communiqué annoncant la signature d'une entente de principe avec Validapro Biosciences (par le biais de sa division Biopharma), une société de consultants dédiée aux besoins de conformité réglementaire des industries pharmaceutiques et de la biotechnologie. L'entente est d'une durée de huit ans et elle est renouvelable. « C'est une excellente nouvelle, attendue depuis longtemps, a déclaré le Dr Mario Jacques, vice-doyen à la recherche à la FMV.
Ultramoderne, le laboratoire devait permettre la réalisation de travaux de recherche et développement de pointe dans le domaine de la biotechnologie vétérinaire. Il devait être utilisé par plusieurs chercheurs de la FMV, mais aussi par d'autres de l'industrie. En 2005, lors de son inauguration, on le qualifiait déjà de « fleuron de la Technopole agroalimentaire » tant sa mise en route semblait prometteuse pour la région. Toutefois, en 2007, alors que le processus de validation était complété à 70 %, les procédures ont été interrompues. Le maître d'oeuvre du projet, l'Institut de biotechnologie vétérinaire et alimentaire (IBVA) n'arrivait plus à trouver les fonds nécessaires à sa poursuite. Jamais l'IBVA n'a réussi à renouveler son entente avec l'Université de Montréal qui, elle, sans vouloir justifier son choix ni sa volte-face, s'est tournée vers l'entreprise privée pour la gestion du LBVA. Des réactions du milieu « Validapro Biosciences est en terrain connu. La validation, c'est sa force, alors ça ne devrait pas être trop long avant que l'équipement soit enfin utilisé », a indiqué le Dr Mario Jacques. Les chercheurs de la FMV pourront utiliser le LBVA et ils bénéficieront d'un tarif préférentiel. Mario De Tilly, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole, se réjouit lui aussi de l'entente intervenue entre l'Université de Montréal et Validapro Biosciences. « C'est un actif très important pour la technopole, un équipement financé socialement, alors nous ne pouvons que nous réjouir de cette annonce, attendue avec impatience par des entreprises de la Technopole. Nous aurions aimé que cela se règle plus rapidement, mais c'était un dossier assez complexe sur lequel le doyen actuel, le Dr Jean Sirois ainsi que le vice-doyen à la recherche, le Dr Mario Jacques, ont travaillé très fort », a affirmé M. De Tilly qui a été président du conseil d'administration du défunt IBVA. Par ailleurs, il a été impossible d'obtenir les commentaires du président de Validapro Biosciences, Luc Dubois, ni d'avoir plus de précisions sur l'échéancier que la société de consultants s'est fixé pour l'ouverture du LBVA, puisque M. Dubois n'a jamais retourné nos nombreux appels.
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