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Une enquête sur fond de Québec rural
Après la publication en 2004 d'un premier roman policier, Le canon sur la tempe, le Maskoutain Roger Lafrance poursuit sur sa lancée et offfre un tout nouveau roman à saveur policière avec L'affaire Tellier (Éditions de Mortagne). Une passion pour l'écriture et pour le genre policier qui ne se dément pas pour l'auteur et ancien journaliste qui aime ce genre qu'il lit beaucoup par ailleurs. Inspiré par le roman policier noir américain des années 30 et 40 - il affectionne particulièrement l'écrivain Raymond Chandler - Roger Lafrance aime les romans finement écrits qui portent un regard sur le monde extérieur et sur la criminalité.
« Pour moi, un roman policier n'est pas obligatoirement une série de meurtres. Ce n'est pas obligé d'être une tuerie. On peut aussi y développer de belle manière des personnages et explorer tellement d'autres avenues. C'est ce que j'ai tenté de faire avec L'affaire Tellier, un roman populaire dans toute la noblesse que cela peut comporter, quelque chose de simple sans tomber dans le simpliste », de dire Roger Lafrance en entrevue. Un détective blessé L'affaire Tellier se déroule dans le Québec rural d'aujourd'hui, dans un lieu fortement inspiré par la municipalité de Saint-Léonard d'Aston, tout près de Drummondville. Sur fond de campagne tranquille, deux hommes se détestent. Victime d'une tentative de meurtre, Armand Tellier fait alors appel au détective Réal Jourdain pour éclaircir cette histoire où l'on croit, à coup sûr, connaître déjà le coupable. Pourtant, la victime aurait elle aussi quelques squelettes dans son placard... « Dans cette histoire, il y a deux phases distinctes : le passé de Jourdain, le détective, et son mandat dans cette affaire Tellier. Le personnage de Réal Jourdain est dans mon imaginaire depuis au moins 15-20 ans! J'ai voulu attendre le bon moment pour creuser ce personnage qui reviendra dans les autres romans policiers qui suivront par après. Avec ce personnage, j'ai voulu revoir l'allure du détective privé et le décharger de certains de ses préjugés. Jourdain est un gars qui travaille constamment, mais c'est surtout quelqu'un qui a été très blessé et qui en arrache. Il n'aime pas nécessairement le métier de détective étant un ancien policier, surtout qu'il doit travailler pour un gars « pourri » », signale Roger Lafrance. Ce qui pourrait bien devenir une trilogie, au moins, tracera donc les paramètres du personnage de Réal Jourdain au travers toute une série d'étapes le menant vers le deuil et le pardon d'un passé blessé. Pour se démarquer, également, Roger Lafrance n'a pas hésité à camper son histoire en campagne, un lieu plus inusité et rarement utilisé dans les romans policiers. Toujours, l'auteur essaie de se démarquer, car le roman policier fait plusieurs petits chaque année en littérature québécoise. Entre polars et romans à suspense, Roger Lafrance tente de se créer un style bien à lui, quelque chose qui ne s'est jamais raconté. Roger Lafrance sera au Salon du livre de Montréal (Place Bonaventure), au kiosque des Éditions de Mortagne, ce samedi 21 novembre, de midi à 14 h et de 16 h 15 à 18 h 15.
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