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Confrontations autour du Complexe sportif
Retour en classe ou au travail difficile pour le maire Bernier lundi soir. Lors de la période de questions, il a été confronté à deux ardents défenseurs du projet du Complexe sportif et aquatique. D'abord, Richard Plante, président de la Corporation aquatique maskoutaine, déplore l'inaction des autorités municipales depuis le printemps dernier. « Vous aurez remarqué que nous ne sommes pas du tout intervenus durant la dernière campagne électorale parce que l'on se serait attendu à ce que ça bouge surtout à la lumière de ce que vous nous disiez le printemps dernier.
« En même temps, on constate comme vous qu'il y a eu des acceptations de projets à Vaudreuil, à Laval, à Sherbrooke et au Lac St-Jean. En tout, il y a eu des investissements de 175 M$ ailleurs, sans qu'on nous annonce quoi que ce soit chez nous. » M. Bernier a répété que la Ville ne bougera pas au niveau de la confection des plans et devis tant que le gouvernement du Québec ne lui donnera pas un accord de principe. Cela priverait la municipalité d'une aide financière allant jusqu'à deux millions de dollars. Une nouvelle rencontre Le maire Bernier s'accroche sur une nouvelle rencontre qu'il doit avoir avec la ministre responsable de la Montérégie, Nicole Ménard, d'ici Noël. « Nous avons demandé une rencontre avec la ministre lorsqu'elle est venue à Saint-Hyacinthe pour la Maison de la Famille la semaine dernière. Mais son emploi du temps ne lui permettait pas. Cette rencontre est reportée et j'irais la voir à son bureau de comté de Saint-Lambert en compagnie de notre nouveau conseiller responsable du dossier, David Bousquet. » La Ville entend aussi utiliser les relations politiques du conseiller de Sainte-Rosalie, Donald Côté, président du Parti libéral dans le comté de Saint-Hyacinthe, pour faire débloquer le dossier. Richard Plante trouve dommage que la Ville ne pousse pas plus fort, surtout dans le contexte de la décrépitude du Centre culturel. « J'ai vu que ce dossier était votre priorité dans ce nouveau mandat. En même temps, nous attendons toujours un appel de votre part pour vous donner un coup de main. Un voeu, ça ne donne rien de concret. C'est dommage qu'on n'ait pas encore formé de comité pour pousser le projet. » « Sachez M. Plante que notre comité est formé de douze personnes », a retorqué le maire en signifiant que les membres du conseil sont unanimes à travailler sur ce projet. Ils ont d'ailleurs adopté une résolution réaffirmant la volonté de la Ville dans la construction du complexe sportif lors de la séance de lundi. De l'arrogance De son côté, James Peel, président du club de nage synchronisée les Vestales, déplore le changement de ton et le manque de communication entre la Ville et les organismes sportifs. « La piscine du Centre culturel est devenue dérisoire. On avait l'impression de faire partie de la solution pour le nouveau complexe. Je suis déçu ce soir du ton qui s'apparente à de l'arrogance de votre part monsieur le maire. la longue, les gens vont se décourager. » La conseillère de Saint-Sacrement, Brigitte Sansoucy, a pris la balle au bond pour défendre les requérants. « M. le maire, il y a six mois à peine, j'étais aux côtés des gens dans la salle. ce jour, ça fait trois ans que le projet a été déposé au gouvernement du Québec. Les gens des corporations aquatiques et des organismes sportifs sont importants. Ils sont nos alliés. »
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