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Mazda CX7 GX 2010 Ardeurs refroidies
J'étais un fan inconditionnel du Mazda CX-7. Le moderne multisegment avait en effet réussi à gagner mon coeur. J'en aimais les lignes, le comportement, l'attitude un peu plus agressive que la moyenne des multisegments. Mais en 2010, j'avoue que le coup de coeur est moindre. Non pas que la silhouette soit moins jolie, au contraire. On l'a plutôt raffinée un peu, lui donnant encore plus de style. Mais la prolifération de modèles de la famille Mazda, leur abondance sur la route et le comportement moins agréable de la nouvelle motorisation refroidit un peu mon amour. Pas au point de totalement l'abandonner cependant.
Une nouvelle ligne Esthétiquement, le CX7 est une jolie réussite. Sa silhouette moderne, mais pas encore vieillissante est distincte et efficace. Le capot effilé, les passages de roues bombés et l'arrière profilé en font toujours un véhicule charmant. On a même réussi à implanter dans la calandre du CX7 le sourire, désormais marque de commerce de Mazda, sans pour autant défigurer le véhicule. Au contraire, ce sourire (c'est-à-dire la forme de la calandre sous le pare choc avant) vient plutôt lui donner une personnalité mieux affirmée. Il s'agit sans aucun doute du seul cas recensé où ce célèbre sourire est un avantage chez Mazda. l'intérieur, même modifications légères. Quelques détails de la planche de bord ont été revus, on a changé la finition du tableau de bord et voilà... une cure de rajeunissement à peu de frais. Ajoutez à cela une gamme d'équipement de série intéressant, comme la connectivité Bluetooth et la présence d'un minuscule, mais pratique écran dans la planche de bord donnant toutes les données du véhicule, et vous aurez un ensemble complet. Défaut de taille cependant, et sans mauvais jeu de mot, même pour moi qui ne suis pourtant pas un modèle de grandeur, les sièges procurent un support mal adapté : les assises trop courtes fournissent peu de support aux cuisses, et le soutien lombaire n'a de soutien que le nom. Résultat : une position de conduite confortable difficile à trouver, et de longs trajets parfois douloureux. Cela ne se traduit cependant pas à toutes les positions : les passagers arrière ont suffisamment de dégagement, et profitent d'assises plus raisonnables bien que sans excès. N'oublions non pas non plus que le CX7 justifie son nom de multisegment en proposant un vaste espace de chargement sous le hayon arrière Un hayon parfois difficile à manipuler cependant en raison de son poids, et pas toujours facile à atteindre en raison d'un seuil surélevé, sacrifice au style du véhicule. Tout de même, il y a bien assez d'espace dans le CX7 pour subvenir aux besoins d'une famille normale. Le vrai changement Le véritable changement du CX7 toutefois, c'est sa motorisation. Dans un souci d'économie, les gens de Mazda ont décidé d'offrir leur CX 7 dans une version plus abordable, en abandonnant la motorisation turbo qui faisait le charme du véhicule. On l'a donc remplacé par un petit moteur 4 cylindres de 2,5 litres, proche parent de celui qui se retrouve sous le capot des Mazda3 GT. On a aussi éliminé, en version de base, la traction intégrale. Le résultat est donc un petit véhicule moins cher à l'achat, mais qui perd un peu de sa personnalité. Alors que Mazda se targue d'être le Vroum Vroum de la route, le CX7 GX devient plutôt le teuf-teuf de la famille. Les accélérations, loin d'être foudroyantes, sont handicapées par le poids du véhicule, et deviennent encore plus ardues lorsque l'espace cargo est entièrement occupé. Pire encore, les reprises en accélération sont difficiles et bruyantes, le pauvre moteur peinant à atteindre sa puissance maximale. Heureusement, un Mazda demeure un Mazda, on a conservé des suspensions assez agréables et fort bien calibrées, empêchant tout roulis indésirable même en conduite plus dynamique. Et parce qu'il s'agit d'un Mazda, la direction est précise et fournit toute l'information nécessaire au conducteur. Les freins sont solides et la transmission, bien que tardant un peu à rétrograder à l'effort, est calibrée définitivement pour améliorer la consommation d'essence. De ce point de vue, mission accomplie : alors que le CX7 avait une fâcheuse tendance à gruger sur les économies familiales pour assouvir sa soif, la nouvelle génération consomme beaucoup moins. Au terme de mon essai, j'ai pu maintenir une moyenne de 9,6 litres aux 100 kilomètres, tout déplacement confondu. Conclusion Je suis toujours un admirateur du Mazda CX7. J'aime sa conduite, son dynamisme et son style. Mais l'effort que l'on met à diminuer sa puissance se traduit malheureusement par une perte de plaisir de conduite. Heureusement, il reste les versions GT! Forces : - Look agréable - Accès à bord facile - Équipement abondant Faiblesses : - Moteur 4 cylindres insuffisant - Hayon élevé - Assises trop courtes Fiche technique : Moteur : L4 2.5L Puissance (ch@tr/min) : 161 @ 6000 Couple (lb.pi@tr/min) : 161 @ 3500 Roues motrices : Avant Transmission : Automatique à 5 rapports avec mode manuel Freins : Disques aux 4 roues Freins antiblocage : de série Consommation : 9,6 l au 100 km (combiné) Prix : de 27 995 $ à 30 990 $
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