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Le prix de la noirceur
Hé ben. En ces temps difficiles, Hydro-Québec a les moyens de faire des dons à des écoles privées, d'acheter la compagnie d'électricité du Nouveau-Brunswick et même de demander le prix de la Nouvelle-Écosse en passant, mais... pas de garder quelques postes dans ses centres d'appels. Hydro aurait pu consacrer 0.000001 % de ses pharaoniques revenus pour sauver quelques emplois, histoire de rendre la crise plus supportable aux travailleurs. Socialement parlant, c'est moins coûteux de les garder aux frais de l'état que de les envoyer au chômage... aux frais de l'état. Et l'image d'Hydro, qui en a bavé cette année, essuyant son lot de critiques, en aurait bénéficié pour pas cher. Tenez, la Fédération des Journalistes du Québec vient de lui décerner le premier Prix de la Noirceur, antirécompense donnée à lorganisme jugé le moins transparent pour la diffusion de linformation. Ouch. Le prix de la Noirceur à ceux qui nous éclairent... l'avenir est plutôt sombre. Parlant de ces Prix de la Noirceur, la deuxième place va au Conseil de bande de Betsiamites (Côte-Nord, là où, coïncidence, Hydro détourne la Romaine) qui impose un « laissez-passer » aux journalistes qui veulent entrer sur son territoire, sous peine de se faire arrêter par la police. Et la troisième place, ma préférée, au maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, en guerre contre le journal local à cause d'un reportage qui mettait en lumière des agissements illégaux de sa municipalité. Le maire a menacé de couper les avis publics (payés par les fonds publics pour informer le public) placés dans le journal afin de l'amener à plus de complaisance... Je me rassure en pensant que ce genre de situation n'arrivera jamais ici... hein? Hein? Pourquoi personne me répond? Ah oui, c'est vrai, ils ont coupé dans le service à la clientèle.
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