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Alice au pays des merveilles L'univers de Burton... signé Disney
Il semblait tout naturel qu'un réalisateur aussi talentueux et déluré que Tim Burton réalise le long-métrage d'Alice au pays des merveilles. Offerte en 3D, la production à gros budget n'a finalement rien à envier à Avatar et en met plein la vue avec sa prestigieuse distribution et ses effets spéciaux à couper le souffle. C'est avec son acteur fétiche, Johnny Depp, que Burton a décidé d'explorer le monde merveilleux dans lequel est de nouveau projetée Alice, plus de dix ans après sa première visite au coeur de l'étrange univers imaginé à l'origine par Lewis Caroll. Outre les personnages du conte original, le spectateur doit être avisé que l'histoire, quant à elle, n'a rien à voir avec la fable qu'il a jadis connue.
Une distribution spectaculaire Alors que la douce Alice (l'actrice australienne Mia Wasikowska), maintenant âgée de 19 ans, tente de trouver sa place dans le monde chaotique où elle a de nouveau atterri, elle fera la rencontre d'une multitude de personnages, dont le chapelier fou, incarné par Johnny Depp. Afin de livrer une prestation captivante, ce dernier a effectué une longue recherche afin de comprendre la source de la folie qui se dégage du personnage. Le maquillage, qui change subtilement au gré de ses humeurs, vient compléter la personnalité instable du coloré modiste, qui semble ne pas venir à bout de cette « recherche sur les mots commençant par la lettre M... ». Sur son chemin, la jolie blonde devra également se frotter à la détestable Reine Rouge (Helena Bonham Carter) ainsi qu'à sa soeur et éternelle rivale, la Reine Blanche (Anna Hathaway). Les fanatiques des contes originaux Alice au pays des merveilles et Alice de l'autre côté du miroir seront ravis de constater qu'aucun des personnages n'a été mis de côté et que la distribution a été sagement travaillée. Mentionnons, entre autres, les brillantes prestations de Matt Lucas (qui interprète pour l'occasion les petits-gros jumeaux Tweedle Dee et Tweedle Dum), et de Crispin Glover (qui s'en donne à coeur joie dans le rôle du Valet de coeur). Un résultat éclectique Tout porte à croire que Burton a eu des bâtons dans les roues lors de la conception visuelle de la production. Disney aurait-elle imposé un code de conduite au réalisateur? En effet, si ses films cyniques teintés d'images noires ont rendu célèbre le réalisateur aux idées loufoques, l'oeuvre qu'il nous présente cette fois-ci se rapproche plus d'une présentation familiale que d'un délire Burtonien. Bien que les effets visuels débordent d'imagination et témoignent d'une grande originalité, il n'est pas évident d'y reconnaître la touche de Burton. Espérons simplement que son prochain long-métrage nous permettra de plonger dans l'univers étrange qui le caractérise si bien. Le fait de vieillir aurait-il assagi le réalisateur de renom? Néanmoins, Alice au pays des merveilles peut être considéré comme une réussite et vaut le prix gonflé qu'exigent les cinémas pour la présentation 3D. Bon visionnement!
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