10 novembre 2016
Entre les lignes
Objectif Collingwood?
Par: Le Courrier

Vous dire tout le mal que je pense des classements et des palmarès, j’en aurais pour des pages et des pages. Que ce soit celui des meilleures écoles, des villes où il fait bon vivre ou des meilleurs pneus d’hiver. Il faut en prendre et le plus souvent en laisser.

L’an dernier, on apprenait d’un obscur groupe ontarien de recherche sur l’emploi que Saint-Hyacinthe était la championne canadienne en matière d’emplois disponibles. Où, quand, comment, à temps plein, à temps partiel, saisonnier, spécialisé ou au salaire minimum, allez donc savoir. Aucune précision au menu. Tout récemment, nous apprenions de la bouche de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) que Saint-Hyacinthe figure au 20e rang de son plus récent classement des villes pour la qualité de son environnement d’affaires, et au 6e rang au Québec.

Selon ce classement, au Québec, les chefs de file en semblable matière seraient Rivière-du-Loup (1er au Québec, 2e au Canada) Saint-Georges-de-Beauce (2e Qc et 8 Can), Val-d’Or (3e QC, 11 Can), Rimouski (4e QC, 15 Can) et Sherbrooke (5e QC, 16 Can). Vite, organisons une délégation vers Rivière-du-Loup et Val-d’Or pour prendre des notes et copier leur recette puisque ce sont des références.

Si on pousse l’analyse, ce palmarès place la municipalité de Collingwood au tout premier rang national. Imaginez un peu à quel point on doit se péter les bretelles de cette distinction dans cette minuscule ville ontarienne de 20 000 âmes. On imagine que pour une entreprise, ce doit être The Place To Be. Mais, on effleure à peine le sujet sur le site web de Collingwood, où la grosse nouvelle est consacrée au début des festivités de Noël. J’ignore ce qu’ils font de mieux que tout le reste du pays, dont Saint-Hyacinthe, en matière entrepreneuriale, mais je sais que leur plus gros employeur privé (Pilkington Canada) compte environ 240 employés. Tous secteurs confondus (public et privé), ils n’ont que six entreprises de 100 employés ou plus. Oui six! Heureusement que leur environnement d’affaires est le meilleur au pays! Bref, il vaut mieux ne pas trop s’exciter avec ce palmarès. D’autant plus que la FCEI a reconnu avoir fait des erreurs de calcul au Québec. Une seconde version corrigée de ce grand palmarès ne saurait tarder.

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