Le discrédit | Le Courrier
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Le discrédit
27 février 2014

Le discrédit

Bien entraînés que nous sommes par la Commission Charbonneau, rien ne devrait plus nous surprendre.

Eh bien, il faut vraisemblablement en rajouter une couche avec les révélations concernant les salaires des responsables de certaines grandes fondations.A priori, il n’y a rien de louche dans les ententes intervenues entre les parties. C’est l’existence même de ces ententes qui pose problème.Personne ne s’attend à ce qu’un directeur de fondation fasse du bénévolat, tout le monde est d’accord sur ce point. Mais il y a des limites quand même!En décembre dernier, les conditions salariales du directeur général de Tourisme Montréal ont fait scandale; même si elles avaient fait l’objet d’une entente.Il s’agissait largement de fonds publics dans ce cas; raison de plus pour faire preuve d’une réserve certaine. Le plus troublant, c’est que personne n’y avait porté attention avant que le scandale arrive. Cette fois-ci, il s’agit d’une fondation de centre hospitalier; et le montant est exceptionnel, un demi-million de dollars!Alors même que cet argent est recueilli auprès d’entreprises ou vient directement des poches de monsieur Tout-le-Monde.Du même coup, on apprend que les directeurs des grosses fondations sont plus frugaux; mais leurs salaires dépassent largement celui du maire de Montréal, des ministres et même du premier ministre.Bien sûr, il faut trouver des gens de qualité pour organiser des levées de fonds et solliciter la population. Mais il y a une espèce d’impudeur à se réfugier derrière l’argument voulant que ce soit le prix à payer pour avoir les meilleurs, sans aucune transparence face aux donateurs.Malheureusement, ce ne sont pas tous les directeurs de fondation qui peuvent compter sur de telles conditions. Mais le discrédit qui découle de ces exemples ne les épargnera pas. Déjà que la sollicitation est de plus en plus ardue!

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