Un air de déjà-vu | Le Courrier
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Un air de déjà-vu
15 janvier 2015

Un air de déjà-vu

Petite lueur d’espoir, une mobilisation de tous les instants de la population, des partenaires privés et de la Ville de Saint-­Hyacinthe pourrait peut-être contribuer à attirer l’attention du gouvernement et ­servir notre cause.

Si mobilisation il y a, disons qu’elle est assez discrète pour l’instant.

Sans contredit, ce projet de regrouper sous un même toit les activités de la médiathèque, du centre d’archives et du Centre Expression autour d’une initiative servant la mise en valeur du patrimoine maskoutain est intéressant. Mais pour l’instant, l’engouement populaire (et municipal) ­autour de cette initiative est une chimère.

La Table de concertation a beau se démener et organiser des activités de financement, elle prêche dans le désert, d’autant plus que les études de faisabilité qui ­décideront peut-être du sort du projet ne sont attendues qu’en 2016.

On devrait avoir d’ici là les fameuses études de l’AMT sur le prolongement du train de banlieue vers Saint-Hyacinthe et il n’est pas exclu, loin de là, qu’elles sonnent elles aussi le glas du projet de transport collectif pourtant si cher au maire Corbeil.

En lisant le compte-rendu d’un récent forum organisé par la Table de concertation pour le futur complexe culturel maskoutain, il m’est revenu en mémoire une ­conférence organisée il y a quelques années par la Chambre de ­commerce locale pour relancer le projet de train de banlieue. L’initiative avait eu l’effet contraire puisque le conférencier avait tracé un portait plutôt sombre du train de banlieue en regard aux lourdes obligations financières qui viennent avec.

Disons que l’enthousiasme des gens ­d’affaires en avait pris pour son rhume. Je n’étais pas au forum sur le complexe culturel maskoutain et je ne peux donc pas m’avancer sur l’état d’esprit des participants à la sortie. Mais à la lecture des propos des conférenciers sur l’avenir des musées et les opportunités de financement, disons que ça ne regarde pas très bien. On nous a dit qu’il y a déjà trop de musées au Québec et que le financement public doit pratiquement être écarté, autant à l’étape de la construction qu’à l’étape ­d’assurer les opérations courantes.Petite lueur d’espoir, une mobilisation de tous les instants de la population, des partenaires privés et de la Ville de Saint-­Hyacinthe pourrait peut-être contribuer à attirer l’attention du gouvernement et ­servir notre cause.Si mobilisation il y a, disons qu’elle est assez discrète pour l’instant.Sans contredit, ce projet de regrouper sous un même toit les activités de la médiathèque, du centre d’archives et du Centre Expression autour d’une initiative servant la mise en valeur du patrimoine maskoutain est intéressant. Mais pour l’instant, l’engouement populaire (et municipal) ­autour de cette initiative est une chimère.La Table de concertation a beau se démener et organiser des activités de financement, elle prêche dans le désert, d’autant plus que les études de faisabilité qui ­décideront peut-être du sort du projet ne sont attendues qu’en 2016.On devrait avoir d’ici là les fameuses études de l’AMT sur le prolongement du train de banlieue vers Saint-Hyacinthe et il n’est pas exclu, loin de là, qu’elles sonnent elles aussi le glas du projet de transport collectif pourtant si cher au maire Corbeil.

Petite lueur d’espoir, une mobilisation de tous les instants de la population, des partenaires privés et de la Ville de Saint-­Hyacinthe pourrait peut-être contribuer à attirer l’attention du gouvernement et ­servir notre cause.

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