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Un conseil d'amis?
6 mars 2014

Un conseil d'amis?

On reproche souvent à tort ou à raison aux conseils d'administration de n'être que des boys clubs ou la complaisance prime sur la bonne gestion des fonds. On pense tout de suite au cas de Tourisme Montréal par exemple.

Localement, le CLD Les Maskoutains s'apprêterait à mettre la hache dans son conseil d'administration, lui dont la présidente par intérim, Francine Morin, vantait encore la semaine dernière les compétences élargies des administrateurs « qui représentent toutes les sphères économiques de notre milieu. »On parle actuellement d'environ 25 représentants des secteurs municipal, institutionnel, industriel et commercial, économie sociale et autres, en plus d'une dizaine d'observateurs, ceux-là plus inutiles qu'autre chose et dont on pourrait se passer.Si Mme Morin affirme que ces gens ont tous été sélectionnés par des collèges électoraux, la réalité semble plus nébuleuse quand il est question des représentants du milieu des industries. René Vincelette, du Groupe Lacasse, m'a assuré qu'il ne devait pas sa nomination au CLD à un collège électoral comme tel. « Les gens du milieu des entreprises ont dû faire des représentations, mon nom a dû circuler, je ne sais pas, mais je n'ai pas donné mon nom. Oui, dans les faits, une nomination pourrait être aussi simple que de recevoir un appel de Mario (DG du CLD) et d'accepter sa proposition. »Sébastien Lemay, de Tecnima, siégeait au CLD en 2012 à titre de représentant du secteur industriel. Il croit avoir été coopté, mais ne pourrait le jurer. « Le CLD m'avait beaucoup aidé et mon mentor Guy Côté [PDG de Tuba] m'avait conseillé de m'impliquer dans la communauté. J'ai donc voulu redonner un peu au CLD. »J'ai tenté sans succès de rejoindre Pierre Métras, vice-président actuel du CLD et représentant des industries, pour savoir comment il avait été recruté à ce poste.Pour joindre ce vice-président des ventes au Groupe Sicard SSI, il faut cependant appeler au CLD puisque l'entreprise loge au siège social de l'organisme sur la rue Dessaulles depuis deux ans déjà. Même qu'elle partage la ligne téléphonique du CLD ainsi que sa boîte vocale. M. Métras n'a pas rappelé. Dommage, j'aurais bien aimé savoir s'il pense avoir toute l'indépendance requise pour briguer la présidence du CLD.

M.B.

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