11 décembre 2014
Permettez que j’ajoute mon grain de sel
Par: Martin Bourassa

Force est d’admettre que les élus de la Ville de Saint-Hyacinthe ont le don de prendre des décisions controversées, voire impopulaires. Une n’attend plus l’autre ces dernières semaines. Et l’adoption du budget 2015 est dans une semaine!

Après les horodateurs et la décision de maintenir à son niveau actuel la taxe compensatoire exigée aux organismes communautaires, la Ville vient de négocier un périlleux virage vert concernant l’entretien des routes en hiver.

S’cuzez le jeu de mots, mais la Ville nous aventure sur un terrain très glissant.

Concrètement, on a décidé de couper l’épandage de fondants abrasifs dans les rues résidentielles sur tout le territoire — hormis les secteurs des écoles, sur les ponts, les artères principales, les côtes, les rues et les trottoirs du centre-viile- à moins de circonstances particulières. Et les Maskoutains ont rapidement pu découvrir qu’elles seront plutôt rares ces circonstances dites particulières puisque les précipitations de la première semaine de décembre, et les rues glacées qui ont suivies, n’ont pas justifié la sortie des saleuses. Il aurait fallu quoi, le grand verglas de 1998?

Personnellement, je n’ai rien contre la protection et le respect de l’environnement, bien au contraire. Je fais ma part, comme la plupart des gens, sans devenir fou ou obsédé par mes bacs bruns ou verts. Je vois d’un bon oeil ma ville subventionner les utilisateurs de couches lavables, mais je ne me suis jamais imposé ce fardeau pour mes trois enfants. Même pas proche de succomber à la tentation. L’idée que la Ville subventionne aussi le remplacement de toilette à faible débit me laisse pantois, mais si l’occasion se présente comptez sur moi pour passer GO et réclamer mon 60 $.

Personnellement, je n’ai rien contre la protection et le respect de l’environnement, bien au contraire. Je fais ma part, comme la plupart des gens, sans devenir fou ou obsédé par mes bacs bruns ou verts. Je vois d’un bon oeil ma ville subventionner les utilisateurs de couches lavables, mais je ne me suis jamais imposé ce fardeau pour mes trois enfants. Même pas proche de succomber à la tentation. L’idée que la Ville subventionne aussi le remplacement de toilette à faible débit me laisse pantois, mais si l’occasion se présente comptez sur moi pour passer GO et réclamer mon 60 $.

Mais quand les préoccupations environnementales passent avant la santé et la sécurité des gens, des automobilistes et des piétons, je décroche et je me braque. C’est le cas avec la décision de couper le sel dans les rues résidentielles.

Aucune considération ne pourra me convaincre de la pertinence de renoncer à l’épandage d’abrasifs dans nos rues. D’autres villes et non les moindres, dont Longueuil, Sherbrooke et Granby l’ont fait avant nous et en sont fières?

À ceux-là, je réponds : « tant mieux pour elles! »

Nous dépensons une fortune dans une pratique qui n’est pas écologiquement responsable et le fait de limiter l’emploi d’abrasifs permettra d’économiser une somme substantielle, rajoutent les partisans de l’approche municipale?

À ceux-ci, j’ai envie de répondre : « ouin pis? » Il y a de ces dépenses qu’il faut voir comme des investissements quand on vit en communauté.

Épandre du sel sur des rues glacées l’hiver en est une.

Cela dit, je ne dis pas qu’une certaine révision des pratiques n’aurait pas été de mise. Utilisions-nous trop d’abrasifs et en épandions-nous trop souvent? Peut-être, je ne suis pas un spécialiste. Mais de là à passer de l’épandage massif à l’épandage zéro en l’espace d’une seule année, c’est un pari aussi insensé que risqué.

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