8 novembre 2018
Exposition Liberté
Plettenberg s’imprègne d’Annie Joan Gagnon
Par: Maxime Prévost Durand
La Maskoutaine Annie Joan Gagnon se fera ouvrir les portes de la mairie de Plettenberg, en Allemagne, pour exposer ses œuvres. Photo courtoisie

La Maskoutaine Annie Joan Gagnon se fera ouvrir les portes de la mairie de Plettenberg, en Allemagne, pour exposer ses œuvres. Photo courtoisie

La toile Sauerland, l’une des premières qu’elle a conçues pour l’exposition intitulée Liberté.  Photo courtoisie

La toile Sauerland, l’une des premières qu’elle a conçues pour l’exposition intitulée Liberté. Photo courtoisie

Une toute nouvelle expérience attend l’artiste maskoutaine Annie Joan Gagnon en Allemagne. La mairie de Plettenberg, petite ville où elle habite depuis qu’elle a rejoint son mari il y a quelques années, lui ouvrira ses portes afin qu’elle y tienne une grande exposition de ses œuvres en novembre.

Au total, plus d’une vingtaine de ses toiles, en plus de trois paravents, feront partie de cette exposition intitulée Liberté. De passage à Saint-Hyacinthe récemment, celle qui est à la fois peintre et auteure était très enjouée face à cette opportunité qui lui est offerte.

« J’ai déjà fait deux expositions en Allemagne, mais celle qui s’en vient va être la plus importante dans ma vie professionnelle, a-t-elle souligné lors d’une rencontre avec LE COURRIER. C’est la Ville qui m’a approchée pour que je fasse cette exposition et je suis très fière de le faire pour les gens là-bas. C’est comme si je travaillais dans l’anonymat depuis longtemps et que j’avais maintenant une occasion de me faire reconnaître par mes pairs. »

Au même moment où on l’invitait à préparer cette exposition, sa route a croisé celle du réputé peintre allemand Lutz Bernsau, qui lui a ouvert les portes de son atelier en plus de devenir un mentor. « Des amis à moi lui avaient montré une toile que j’avais faite et, quand il l’a vue, il a dit que j’avais un talent évident et il voulait m’inviter à venir à son atelier pour qu’on travaille ensemble. Mes amis m’ont toutefois averti qu’il n’hésiterait pas à me dire s’il n’aimait pas ce qu’il voyait et je n’étais pas prête à être confrontée de la sorte à ce moment, soutient-elle. J’ai attendu environ un an et demi avant de le contacter et ça a cliqué tout de suite. Il m’a vraiment donné une ligne directrice pour mon propre travail. Il m’a aidé à creuser un sillon pour trouver mes racines dans mon propre style. C’est plus qu’une simple rencontre entre deux artistes, c’est aussi une rencontre d’âmes. »

Dans ses œuvres, la trentenaire s’inspire surtout des paysages qui croisent sa route et du milieu où elle vit. Par ses représentations, elle livre à sa façon son interprétation des lieux qu’elle visite, avec les émotions que cela lui évoque et des couleurs qui sont les siennes.

Un nouveau livre

En plus de préparer cette exposition, Annie Joan Gagnon a fait paraître cet été un nouveau livre, Polly Olivier, un fou sur la terre. Publié de façon indépendante sur Amazon, ce roman intègre également quatre peintures de la Maskoutaine qui ont un lien avec le récit, dont la couverture.

On y suit les péripéties d’un adolescent de 17 ans qui rêve de devenir luthier, mais dont les objectifs seront ébranlés lorsqu’il fume un joint à son après-bal et qu’il découvre les joies de faire la fête. Cette histoire est en fait basée sur celle de son auteure alors qu’elle était une jeune adulte et qu’elle a dû combattre ses démons pour poursuivre dans la voie qui lui était tracée.

Avec un esprit créatif qui n’arrête jamais, Annie Joan Gagnon a déjà terminé l’écriture d’un autre roman intitulé Une amitié éternelle et sacrée, qu’elle compte publier dans un avenir rapproché. Celui-ci retrace sa relation avec sa meilleure amie. Une fois de plus, elle projette y insérer certaines de ses illustrations à l’intérieur des pages du livre.

Pour suivre tous ses projets, il est également possible de la suivre sur Facebook sur la page « Annie Joan Gagnon – Mes amours et mes travaux ».

image