2 février 2012
Centre aquatique
Quand on se compare
Par: Martin Bourassa

Quand on se regarde, on se console, mais quand on se compare, on se désole.

Quand on se regarde, on se console, mais quand on se compare, on se désole.

Voilà qui résume la construction du complexe aquatique de Saint-Hyacinthe. Vu d’ici, il représente une amélioration considérable par rapport à la vétuste piscine du centre culturel qu’il remplace et qu’il fera vite oublier.Mais quand on le place dans une perspective régionale ou provinciale aux côtés d’autres équipements aquatiques du genre, il perd de son lustre. Bon, il supporte aisément la comparaison et fait belle figure, sans être dans une classe à part.On va se garder une petite gêne avant d’en parler comme de la huitième merveille du monde, surtout en considérant l’investissement de 19,8 M, sans les taxes.Pour la somme de 14,5 M$, sans les taxes, soit pour 5 M$ de moins, les gens de Drummondville ont accouché d’un centre aquatique de premier plan. Même que pour 4,2 M$ de plus, ils ont trouvé moyen d’y greffer un gymnase multifonctionnel.Pour un peu plus d’argent, ici, nous n’avons qu’une piscine.Une belle piscine, mais une piscine quand même. Un équipement orienté principalement sur le divertissement et la famille et non sur les besoins sportifs.Cela dit, en comparant les deux projets, l’idée n’était pas de chercher un gagnant ou un perdant. Le principal mérite de cette comparaison c’est d’abord de faire taire tous ceux qui attribuent le dépassement de coûts du projet maskoutain à l’échéancier serré. La Ville de Drummondville, elle, a mené son projet à l’intérieur du même délai et en respectant sensiblement le budget initial. Son principal mérite, c’est de présenter une autre fa��on de faire. À Drummondville, la Ville a agi comme maître d’oeuvre et a procédé en cours de route à une quarantaine d’appels d’offres. Une gestion par lots.À Saint-Hyacinthe, on a donné le contrat aux architectes et à leur équipe, puis tout le reste a suivi dans un projet clé en main. A-t-on fait le bon choix au niveau de la méthode de construction employée chez nous? A-t-on véritablement choisi la meilleure offre de services professionnels? Le comité de sélection avait-il l’expertise requise pour départager les offres reçues, lui qui n’a pas opté pour la plus basse des soumissions conformes et a donc écarté les architectes qui ont par la suite conçu le centre aquatique de Drummondville. Je m’interrogeais à l’époque alors, imaginez après coup!Plus que jamais, j’aimerais bien avoir sous la main le fameux rapport du comité de sélection. J’ose espérer que les élus maskoutains l’ont vu.Même s’il est trop tard pour mieux ou autrement, on doit s’interroger sur les choix qui ont été faits à Saint-Hyacinthe. On devrait aussi tant qu’à faire comparer le projet de construction du centre des arts et celui du complexe aquatique, question de savoir ce qui a bien marché ou pas selon les méthodes retenues.Il y a sans doute de bonnes leçons à tirer de tout cela pour le futur, quand viendra le temps d’ajouter une quatrième glace à Saint-Hyacinthe par exemple.

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