12 octobre 2017
Élections municipales 2017
Quantité et affinités
Par: Martin Bourassa

Les Maskoutains auront l’embarras du choix le 5 novembre, au moment de renouveler le conseil municipal de la Ville de Saint-Hyacinthe. Ils sont 29 à solliciter le privilège de vous représenter et de défendre vos intérêts.

C’est beaucoup, mais ce n’est pas un record pour autant. S’ils étaient 26 candidats sur les rangs en novembre 2013, on oublie qu’ils étaient 31 lors des élections municipales de l’automne 2009, les dernières de l’ex-maire Claude Bernier.
Faut-il s’étonner de voir autant d’intérêt envers la politique municipale? Absolument pas, même qu’un nombre plus bas de candidatures aurait été inquiétant, dans la mesure où les projets et les défis sont multiples dans une ville de la taille de Saint-Hyacinthe.
Et après toute l’excitation populaire provoquée par le projet Réseau Sélection ces derniers mois, il va de soi que plusieurs candidats se sentent interpelés par le scrutin 2017. Espérons qu’il en sera de même pour les électeurs puisque le taux de participation n’a pas atteint les 50 % à la mairie lors des deux élections précédentes à Saint-Hyacinthe.
On retiendra de l’élection 2017 qu’aucun élu sortant n’aura droit à une passe gratuite, alors que quatre conseillers avaient eu droit à une réélection sans opposition en 2013. Chaque élu devra donc défendre son siège, son bilan et sa vision. Voilà un exercice qui est tout particulièrement sain et souhaitable dans une démocratie comme la nôtre.
Puisqu’aucun parti politique n’est enregistré auprès du Directeur général des élections, c’est donc sur une base indépendante et personnelle que les candidats devront gagner le respect et le vote de leurs concitoyens. Cela n’empêche pourtant pas l’œil avisé de reconnaître des candidats qui semblent partager certaines affinités dans le lot.
Les idées des fameuses Sagouines, nées dans la mouvance du projet Réseau Sélection, seront sans doute portées et défendues par Chantal Goulet à la mairie, ainsi que par les candidats Jeannot Caron (centre-ville) et Danielle Pelland (Sacré-Cœur). On raconte aussi que l’entourage du maire Claude Corbeil ne serait pas étranger au recrutement du couple Donald Poirier (Saint-Sacrement)/Linda Roy (Saint-Thomas-d’Aquin) et d’Angelika Gil (centre-ville). Certains rapprochements au niveau des idées politiques sur la scène fédérale peuvent aussi se trouver entre Julie Raîche (Hertel-Notre-Dame) et Frédéric Brillon (Bois-Joli) quand on se promène un peu sur le web.
Notons également l’intérêt politique manifesté par la jeune relève avec les candidatures de Jessy Létourneau (Saint-Sacrement) et Simon Drapeau (Douville).
Bref, il y en a pour tous les goûts le 5 novembre. Au COURRIER, notre grand défi consistera à vous présenter tout ce beau monde avant le scrutin, afin d’alimenter votre réflexion. Vu le nombre d’éditions limitées d’ici le grand jour, il faudra sûrement faire quelques acrobaties, mais nous ferons pour le mieux.
Voilà notre promesse!

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