31 janvier 2019
Carte blanche
Quel hiver misérable!
Par: Pierre Bornais

« Mon pays, c’est l’hiver! », chante depuis des décennies Gilles Vigneault. Et en le caractérisant de la sorte, il n’avait sans doute pas à l’esprit l’image de la saison pourrie que nous connaissons cette année!

La saison officielle vient à peine de franchir son premier mois et tout le monde en a ras le bol de la mixture qu’elle nous inflige depuis le début. Neige, pluie, soleil jumelés au froid sibérien, temps gris, routes et trottoirs glacés, c’est le menu quotidien depuis trop longtemps. Ce qui, par certains aspects, ravive les souvenirs pénibles du fameux verglas de 1998, et des séquelles qui l’ont suivi.

Depuis des semaines, les déplacements, à pied ou en voiture, sont pénibles et même si la prudence est de mise, les accidents sont très nombreux. Faut-il y voir un « accident de parcours » parce que des hivers de toutes les moutures, le pays en a connu au fil des années.

On a beau s’en prendre aux responsables en les accusant de négligence ou d’incapacité à apporter des solutions adéquates, ce n’est pas leur responsabilité qui est engagée. Mais bien une autre preuve du déséquilibre climatique qui s’installe à longueur d’année – avec ses catastrophes saisonnières – et qui nous interpelle?

Il devient impératif de reconnaître cette réalité et de prendre, personnellement et collectivement, les mesures qui s’imposent pour changer les choses. Malgré les sceptiques de tout poil.

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En terminant cette chronique, je me permets de saluer une dernière fois un ancien collègue, Marcel Therriault, dont la carrière de communicateur s’est étendue des années 1960 jusqu’en 1995. Du Clairon jusqu’aux Communications de la Ville, il s’appliqua à exercer son métier pour mieux informer la population. Salut et respect, mon ami.

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