14 septembre 2017
Olymel
Réjean Nadeau sur les dossiers de l’heure
Par: Jean-Luc Lorry
Réjean Nadeau sur les dossiers de l’heure

Réjean Nadeau sur les dossiers de l’heure

Réjean Nadeau, président-directeur général d’Olymel.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Réjean Nadeau, président-directeur général d’Olymel. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Dans le cadre de la Marche Olymel, une activité philanthropique qui se tenait le samedi 9 septembre sur la piste d’athlétisme du Cégep de Saint-Hyacinthe, son président-directeur général, Réjean Nadeau, nous a accordé un entretien de quelques minutes sur les dossiers de l’heure. 

Le vendredi 29 septembre, l’usine Olymel de Saint-Hyacinthe mettra un terme à ses activités de désossage de fesses de porc. Des 401 travailleurs qui étaient à l’emploi de ce centre de production il y a plus d’un an, Olymel gardera 65 employés pour des activités de fondoir (fabrication de saindoux) et d’entreposage de produits congelés. 

M. Nadeau ne voit aucun malaise dans la tenue de la Marche Olymel au profit d’un organisme local de dépannage alimentaire et la mise à pied d’environ 165 travailleurs d’ici une quinzaine de jours.

« Les deux dossiers n’ont aucun rapport. L’annonce de la cessation des opérations de désossage de fesses de porc à l’usine de Saint-Hyacinthe a été faite depuis longtemps. Cette marche est une bonne façon de se rassembler autour d’une cause », a considéré Réjean Nadeau.

Usine de Saint-Simon

Olymel a commencé à verser des indemnités à ses ex-travailleurs de l’usine de découpe de porc de Saint-Simon.

Rappelons qu’en août 2014, un tribunal d’arbitrage avait jugé « illégale » la fermeture en 2007 de ce centre de production, six mois avant l’échéance de la convention collective.

Les anciens employés se partageront la somme de 9,4 M$.

« Nous sommes à traiter les dossiers au cas par cas, en fonction de l’ancienneté et des revenus perçus. Cette démarche est en cours », a indiqué Réjean Nadeau.

De source syndicale, le processus est long et complexe en raison de l’implication de l’assurance emploi dans le dossier.

La signature d’une nouvelle convention collective avec les ex-travailleurs permet à Olymel d’opérer de nouveau ses installations de Saint-Simon qui deviendront un centre d’entreposage et de distribution. 

« Ce centre devrait être opérationnel début novembre. Une vingtaine de personnes y seront affectées. Nous investissons 3,5 M$ pour adapter le bâtiment à sa nouvelle vocation », a mentionné M. Nadeau.

Valorisation des boues d’abattoirs

Pour valoriser ses boues d’abattoir, Olymel s’est entendue avec le Centre de traitement de la biomasse de la Montérégie (CTBM), une entreprise privée située à Saint-Pie.

Le transformateur de viande participe à la hauteur de 5,1 M$ dans la construction de nouveaux équipements sur le site du CTBM qui répondront à ses besoins.

« Nous avons signé des ententes commerciales avec ce centre dont nous ne divulguerons pas le contenu. Nous avions besoin d’un sous-traitant pour traiter nos boues d’abattoirs. La technologie nous permettra de valoriser et de récupérer des farines et des gras d’origine animale », a précisé le PDG d’Olymel.

Interrogé à ce sujet, après la séance du conseil de lundi, le directeur général de la municipalité, Louis Bilodeau, a indiqué que la Ville avait déjà abordé Olymel pour lui proposer de diriger ses boues d’abattoirs vers les installations de biométhanisation à Saint-Hyacinthe.

« Oui, il y a eu des discussions là-dessus il y a longtemps, mais Olymel était déjà en pourparlers avec le CTBM. Mais, il n’est pas exclu qu’Olymel fasse affaire avec nous pour une partie de ses résidus », a-t-il confié au COURRIER. 

Au total ce sont 70 000 tonnes de boues d’abattoirs qui seront traitées chaque année par le CTBM et qui ne serviront pas à alimenter l’usine maskoutaine de biométhanisation. 

En collaboration avec Benoit Lapierre.

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