24 novembre 2016
Éventuelle affiliation de l’ITA avec le Cégep
Roger Sylvestre ouvert aux discussions
Par: Jean-Luc Lorry
Le campus de Saint-Hyacinthe de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA).  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le campus de Saint-Hyacinthe de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA). Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le directeur général du Cégep de Saint-Hyacinthe, Roger Sylvestre, se dit ouvert à participer aux discussions en vue d’une éventuelle affiliation de son institution avec l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA).

Cette possibilité a été avancée par le Cégep de La Pocatière qui souhaite regrouper ses activités administratives avec celles de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), campus de La Pocatière.

Géré par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), l’ITA regroupe deux campus, l’un à La Pocatière et l’autre à Saint-Hyacinthe.

Début octobre, le Cégep de La Pocatière a déposé un mémoire à l’attention de la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, dans lequel le collège propose un regroupement administratif avec l’ITA et suggère de transformer l’institut en école nationale affiliée.

L’objectif de cette proposition est de permettre des économies administratives entre les deux institutions et de mieux enraciner l’ITA dans la région.

« Ces dernières années, l’ITA s’est refermée sur elle-même par manque de ressources. Ce sont toujours des directions par intérim qui sont nommées, et il n’y a plus de contact ou presque avec le milieu », a indiqué au quotidien Le Soleil, Marie-Claude Deschênes, directrice du Cégep de La Pocatière.

Selon ce média, l’ITA de La Pocatière a été la cible de rumeurs de fermeture il y a deux ans. Ce à quoi le MAPAQ a rétorqué que celles-ci étaient non fondées et que les inscriptions étaient en hausse de 12 % depuis trois ans. 

Ce projet concernant le futur de l’ITA ne date pas d’hier puisqu’en 2009, la sous-ministre adjointe du MAPAQ, Hélène Vincent, avait sollicité la direction du Cégep de Saint-Hyacinthe en vue d’une rencontre sur la question.

« On est intéressé à participer aux discussions, mais nous n’avons pas de solutions pour dire comment ce dossier devrait atterrir à Saint-Hyacinthe. Quel serait le statut de l’ITA? C’est à eux à le déterminer. Cependant, si les discussions sont commencées à La Pocatière, on peut imaginer qu’elles pourraient l’être ici. C’est une même école les deux campus de l’ITA. Comment cela pourrait s’articuler, pour le moment, je ne le sais pas », indique en entrevue au COURRIER, Roger Sylvestre, directeur général du Cégep de Saint-Hyacinthe.

« J’appuie la directrice du Cégep de La Pocatière dans ses démarches. Nous sommes toujours dans une approche collaborative avec l’ITA », poursuit-il.

Début octobre, la direction du Cégep a échangé sur le sujet avec la ministre David, lors de sa présence à l’inauguration officielle du complexe Sportif Desjardins.

« Lors de cette activité, nous avons indiqué à Mme David que nous étions intéressés à participer aux discussions. Je pense que c’est un dossier qui va se régler à un haut niveau », considère M. Sylvestre. 

Discrétion de l’ITA

Interrogé sur une possible affiliation entre l’ITA et le Cégep de Saint-Hyacinthe, le directeur général du campus maskoutain, Alain Couture, a tendu le micro à la Direction des communications du MAPAQ. Le Ministère nous a répondu par courriel en esquivant nos questions.

On nous a indiqué par écrit que l’ITA à Saint-Hyacinthe a enregistré une hausse de 24 % des inscriptions au cours des quatre dernières années. On nous a également mentionné que cet institut est un leader dans le domaine de l’enseignement collégial en agroalimentaire au Québec.

Les deux établissements de formation du MAPAQ furent créés en 1962 par le ministère de l’Agriculture et de la Colonisation. Celui de La Pocatière était lié à la Faculté d’agronomie de l’Université Laval et celui de Saint-Hyacinthe à l’école de laiterie. 

Les deux institutions ont fusionné en 2003 pour devenir l’Institut de technologie agroalimentaire et en s’associant avec le Collège Macdonald de l’Université McGill.

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