26 octobre 2017
Les Affamés 
Sanglant festin 
Par: Sarah Daoust Braun
Crombez Photographe/Facebook Les Affamés/Les Films Séville

Crombez Photographe/Facebook Les Affamés/Les Films Séville

Les Affamés, ce n’est pas un énième film de zombies à la Walking Dead. C’est plutôt un drame d’horreur inspiré et singulier, qui donne à la campagne québécoise – en apparence si paisible – des airs d’épouvante. 

Le long-métrage de Robin Aubert (Tuktuq, À l’origine d’un cri), qui a remporté le prix du meilleur film canadien au dernier Festival international du film de Toronto, se démarque par son approche et sa qualité, qui n’ont rien à voir avec les films de série B.
Une épidémie s’est abattue sur la population de la région, transformant les personnes contaminées (par une morsure) en horribles morts-vivants au cri perçant et au comportement étrange. Les survivants tentent du mieux qu’ils peuvent de survivre, fusil de chasse toujours accroché à leur épaule. Parmi eux, il y a Bonin (Marc-André Grodin), qui croisera sur sa route Tania (Monia Chokri) et la jeune enfant Zoé. Il y a aussi deux dames âgées (Micheline Lanctôt et Marie-Ginette Guay), tapies dans leur maison isolée et la mère de famille Céline (Brigitte Poupart), qui n’hésite pas à faire usage de sa machette.
Jonglant habilement entre l’horreur, l’humour et le drame, Robin Aubert offre un scénario et une mise en scène impeccables, qui jouent davantage sur l’instauration d’un climat à glacer le sang et les effets de rythme que les effusions de sang – qui ne sont tout de même pas négligées! Il en résulte un long-métrage franchement entraînant et effrayant, qui se concentre davantage sur la fuite et la survie des protagonistes – à la fois résilients et dépassés par les évènements – qu’aux origines de l’épidémie.
La force du film réside aussi dans sa direction d’acteurs à point et sa brochette de personnages, composée de femmes de tête de toutes les générations qui se défendent et défendent leur clan au prix de leur vie.
Vraiment, Les Affamés est une œuvre à part.

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