14 mars 2019
Carte blanche
Solitudes!
Par: Pierre Bornais

Ce n’est pas d’hier qu’il est question au Canada des deux solitudes qui partagent un même espace, dans une tolérance relative, avec des périodes de crise plus intenses. La plus récente concerne l’affaire SNC-Lavalin qui a connu un traitement diamétralement opposé au Québec et dans le reste du Canada.

Sans porter de jugement sur le fond de l’affaire, fort complexe par ailleurs, les Québécois ne semblaient pas intéressés outre mesure par ce « scandale épouvantable ». À l’opposé de ce qui se passait dans le reste du Canada, du moins s’il faut en croire l’attention médiatique portée au sujet par les médias anglophones.

Pour cause de semaine de relâche, généralement, les médias d’information du Québec faisaient état de la situation, allant même jusqu’à présenter les témoignages des témoins. Du côté anglophone, c’était la couverture mur à mur, et même davantage, puisqu’on faisait appel à de nombreux « experts » pour commenter le dossier.

Et comme ce dernier a évolué vers une véritable crise politique, les partis d’opposition ont tout fait pour s’accaparer une part de capital politique. Au point qu’à un certain moment, chacun se drapant dans la vertu réclamait la démission du premier ministre et la tenue d’élections anticipées.

Et du côté anglophone, CBC Canada en faisait ses choux gras, le faisant pratiquement le seul dossier ou à tout le moins largement majoritaire de son temps d’antenne. En insistant d’ailleurs plutôt lourdement sur les méfaits d’une compagnie dont le siège social est situé au Québec et qui doit faire l’objet de sanctions sévères. Même si l’entreprise a fait, comme on le dit, le ménage dans ses affaires, et que le bois pourri a été éliminé.

La suite dira quel sera le prix politique à payer pour les conséquences de cette crise!

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