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Un premier Championnat du monde pour Julien Pinsonneault
29 janvier 2015

Course en raquettes
Un premier Championnat du monde pour Julien Pinsonneault

Le Maskoutain Julien Pinsonneault sera sur la ligne de départ du Championnat du monde de course en raquettes le 31 janvier sur les Plaines d’Abraham à Québec. Et il a de grandes aspirations en vue de sa première participation à l’épreuve.

« Je vise un top 12 toutes catégories confondues », dit-il avec confiance. ­Aucune qualification n’est nécessaire pour y participer, contrairement à des épreuves similaires dans d’autres sports, mais cela ne veut pas dire pour autant que la compétition ne sera pas relevée.

Des participants venant de partout en Amérique et même d’Europe devraient prendre le départ, raconte Pinsonneault. Le double champion du monde de course en raquettes, le Québécois d’adoption David Le Porho, prendra aussi le départ de la distance de 10 km.

« Ma motivation sera de ne pas le perdre trop de vue, lance le Maskoutain. Il y aura de grands noms là-bas. Je veux voir à quel point je peux rivaliser avec eux. »

Julien, membre de l’équipe de ­cross-country / athlétisme des Gee Gees de l’Université d’Ottawa, n’en est qu’à sa troisième saison de course en raquettes. Il compte déjà un titre de champion ­provincial, acquis en 2013 sur la distance de 5 km. Le départ sur les plaines sera sa première expérience en carrière sur un circuit de 10 km.

« J’ai déjà fait le circuit en cross-country, donc ça me donne une petite idée à quoi il ressemblera, même s’il y aura certaines variantes. Il y a pas mal de dénivelés », observe-t-il.

Afin de faciliter la course, les athlètes utilisent des raquettes plus légères et plus petites que celles utilisées pour faire des activités de plein air. « Avec ça [une raquette de course], si je marche dans la neige folle, je vais caler », avertit le ­Maskoutain, pour montrer la différence entre les deux types d’équipement.

Julien s’est initié au sport de raquettes dans le but de poursuivre son ­entraînement de coureur même en hiver. « La raquette ­représente environ 30 à 40 % de mon entraînement en hiver », ­précise-t-il. Il ajoute qu’il serait toutefois néfaste pour lui d’en faire davantage, compte tenu de l’ampleur des distances parcourues chaque semaine. « Sinon le talon d’Achille et les genoux vont ­écoper! »

Au Championnat du monde, l’athlète espère franchir la distance de 10 km sous la barre des 45 minutes. À titre ­comparatif, il a enregistré cet été un ­chrono de 35:56.6 sur cette même ­distance à la course à pied. « En raquettes, il faut ajouter environ une minute à une minute et demie de plus par kilomètre », indique-t-il.

Cette épreuve sera disputée dans le cadre des festivités du Penthatlon des Neiges, une activité tenue durant le ­Carnaval de Québec.

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