19 octobre 2017
Les Municipales 2017
Sur le bras
Par: Martin Bourassa

Les élections municipales du 5 novembre prennent beaucoup de place. Dans les conversations des Maskoutains, à l’intérieur de votre hebdomadaire préféré et dans cette page. Il en sera ainsi pour encore deux ou trois semaines. 

Aussi bien vous faire à l’idée. Comme ces élections reviennent seulement tous les quatre ans, permettez-nous d’abuser des bonnes choses. Il est nécessaire de s’intéresser aux candidats et à leurs promesses, tout en décortiquant les enjeux. Surtout quand les sièges sont aussi contestés que cette année à Saint-Hyacinthe, alors que les 12 postes d’élus sont à prendre ou à perdre!
Comme cela arrive bien souvent, c’est une nouvelle du COURRIER qui a monopolisé les conversations en ce début de campagne, celle où il était question des élus sortants qui participent à des activités payées par la Ville, donc par des fonds publics. Au cas où cela vous aurait échappé, six élus sortants feront campagne sur le bras de la Ville en participant à deux soirées-bénéfice au profit des Amis du Crépuscule et de la Croix-Rouge. On parle de repas gastronomiques à 125 $ le billet.
Rien d’illégal, selon le Directeur général des élections, pourvu que ces élus ne profitent pas de cette soirée pour mousser leur candidature. Ben oui, on devine qu’ils ne feront aucun sourire, qu’ils ne serreront aucune main et qu’ils discuteront tous de la prochaine élimination à Occupation Double. Les règles internes de la Ville de Saint-Hyacinthe le permettent également cette pratique, alors pourquoi s’en priver?
En pleine campagne électorale, alors que tous les candidats devraient bénéficier des mêmes avantages, cette façon de faire nous semble inappropriée. Pas certains que tous les élus auraient participé avec autant d’empressement et d’enthousiasme à ces activités s’ils avaient eu à débourser leur billet de leur poche. Pour en avoir discuté avec trois élus sortants, cette situation cause un certain embarras. On peut d’ailleurs apprécier les réponses des deux candidats à la mairie dans le débat éditorial publié à l’intérieur de cette édition. Pour sa part, le conseiller André Beauregard m’a dit être bien content d’avoir décliné l’invitation à ces deux activités payées.
Mais pas David Bousquet, lui qui ne voit rien de mal à soutenir ainsi des organismes locaux. D’autant plus que politiquement parlant, dit M. Bousquet, il serait plus profitable pour un élu de faire du porte-à-porte dans son quartier que de participer à de telles soirées à deux semaines du vote.Merci pour la sacrifice. Nous estimons qu’en période électorale, nos élus devraient se garder une petite gêne. Que la Ville encourage les organismes en achetant des billets ou des tables c’est parfait, mais elle devrait y déléguer des fonctionnaires ou des cols bleus, pas des élus. Parlant de petite gêne, Angelika Gil estime que j’aurais dû m’en garder une avant d’associer sa candidature à une démarche de la garde rapprochée du maire Corbeil. Elle réitère qu’elle sera indépendante d’action et de pensée, si elle est élue au centre-ville. Je note. 

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