26 octobre 2017
Un adepte de fingerboard qui construit tout lui-même
Par: Maxime Prévost Durand
En plus de créer ses propres planches de fingerboard, Tommy Goulet construit également des skateparks miniatures. Photo François Larivière | Le Courrier ©

En plus de créer ses propres planches de fingerboard, Tommy Goulet construit également des skateparks miniatures. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Depuis plus de quatre ans, Tommy Goulet est un adepte de fingerboard, un loisir surtout connu dans les écoles secondaires où l’on doit reproduire les mouvements du skateboard à l’aide de ses doigts avec une version miniature de la planche. Sa passion l’a rapidement amené à créer ses propres pièces et ses propres maquettes de skatepark, si bien qu’à 16 ans, il gère sa propre compagnie de fingerboard, Blackhouse.

« J’ai toujours aimé le miniature et le réalisme », avoue l’étudiant de 4e secondaire à la Polyvalente Hyacinthe-Delorme. S’il a découvert le fingerboard lors de son entrée au secondaire, ce qui l’a intéressé davantage est la façon dont sont conçues ces petites planches. « J’ai commencé à en créer et je me suis mis à en vendre. Ça me fait un travail en même temps. Avec les réseaux sociaux, je me fais connaître. »
À 14 ans, il enregistrait sa compagnie au Registre des entreprises du Québec. « Il a même demandé à apprendre la comptabilité pour le faire lui-même », se souvient sa mère.
Bien que les miniplanches d’entrée de gamme sont en plastique, d’autres sont fabriquées avec du bois, exactement comme les « vraies » planches à roulettes, mais en format miniature.
« Pour faire des planches, j’utilise des feuilles de bois d’érable », explique Tommy, qui met la main à la pâte dès qu’il a un moment de libre. Il met tout en place avec de la colle à bois puis dépose la planche dans un moule en métal pour qu’elle prenne la forme souhaitée, un processus qui prend une journée.
Non seulement il fait ses propres modèles de planches, mais il crée aussi des skateparks. « Avant je prenais du plywood normal, mais maintenant je me sers du merisier russe pour une meilleure qualité », poursuit-il. Le jeune homme a même appris la soudure pour faire lui-même les rampes que l’on retrouve sur ses plateaux.
À l’École secondaire Saint-Joseph, qu’il a fréquentée au début de son parcours secondaire, les élèves lui doivent d’ailleurs les installations de fingerboard qui sont présentes dans une salle.
Un rassemblement ce samedi
Dans le but de réunir d’autres adeptes de fingerboard, Tommy tiendra samedi après-midi la 2e édition du rassemblement Blackhouse Contest dans une salle du Complexe aquatique Desjardins. Autant les fervents du fingerboard que les curieux sont invités à ce rendez-vous où de nombreux prix seront tirés.
« L’an dernier, il y avait eu une quarantaine de personnes et je m’attends à ce qu’il y en ait encore plus cette fois », soutient-il. Tous les détails sont disponibles sur la page Facebook Blackhouse Fingerboard Ramps.

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