23 février 2012
Changements climatiques
Un dg de la Fondation David Suzuki optimiste
Par: Jean-Luc Lorry
Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Malgré l’impact négatif des énergies fossiles sur l’environnement et le climat, le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand est venu apporter des pistes de solution lors d’une conférence tenue à l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe.

Cet environnementaliste se dit fort préoccupé par l’industrie des sables bitumineux en Alberta qu’il compare à une « marée noire en permanence ».

La technique d’extraction du pétrole nécessite l’installation d’immenses bassins de rétention d’eau de la taille de la Ville de Laval. Or, cette eau fortement contaminée ne fait l’objet d’aucun traitement. Les sociétés pétrolières qui réalisent des profits faramineux devraient créer un fonds consacré au nettoyage de ces bassins », croit M. Mayrand.

Pistes de solution

Même si le Canada s’est retiré en décembre du protocole de Kyoto, Karel Mayrand croit que les carottes ne sont pas nécessairement cuites au pays.

« Il faudrait taxer la pollution et soutenir l’innovation en matière d’énergie propre comme l’implantation d’éoliennes. En 2020, l’Inde devrait quadrupler sa production en énergie renouvelable », souligne le conférencier.Concernant le nucléaire, la Fondation David Suzuki exerce des pressions sur le gouvernement Charest pour mettre un terme au projet de réfection de la centrale Gentilly 2 qui doit débuter cette année. « Cette réfection s’apparente plutôt à la construction d’une nouvelle centrale dont le Québec n’a pas d’utilité puisque sa production d’hydroélectricité est excédentaire. De plus, ce projet représente un investissement élevé pour le gouvernement provincial », mentionne Karel Mayrand.

Campagne de signature

La conférence de cet environnementaliste déterminé était organisée par le Comité des citoyens pour la protection de l’environnement maskoutain (CCPEM) qui a lancé début janvier une vaste campagne de signature contre l’industrie du gaz de schiste.

« Actuellement, le nombre de signatures se chiffre à plus de 3 000 à Saint-Hyacinthe, dont 35 % proviennent de producteurs agricoles », indique avec enthousiasme Jacques Tétreault, président du CCPEM. Karel Mayrand se dit impressionné par la mobilisation citoyenne au Québec contre l’industrie du gaz de schiste. Selon ce dernier, cette industrie dont on ne connaît pas précisément les impacts sur l’environnement risque de contaminer les nappes phréatiques.

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