24 novembre 2016
Un peu de mai en décembre
Par: Olivier Dénommée
Sept jours en mai fera escale à Saint-Hyacinthe avant de complètement mettre fin à sa tournée à Sainte-Geneviève le lendemain. C’est donc votre dernière chance de voir les sept musiciens ensemble sur une même scène et de mettre une dose de mai dans votre mois de décembre.  Photo Marie-Claude Meilleur

Sept jours en mai fera escale à Saint-Hyacinthe avant de complètement mettre fin à sa tournée à Sainte-Geneviève le lendemain. C’est donc votre dernière chance de voir les sept musiciens ensemble sur une même scène et de mettre une dose de mai dans votre mois de décembre. Photo Marie-Claude Meilleur

Imaginez sept bons amis isolés dans un chalet en région pendant une longue semaine en mai : qu’en ressortira-t-il? Dans le cas de Mara Tremblay, Michel Rivard, Luc de Larochellière, Éric Goulet, Gilles Bélanger et les Mountain Daisies (Carl Prévost et Ariane Ouellet), le résultat a été un album et une tournée de spectacles qui s’arrêtera à Saint-Hyacinthe le 2 décembre.

Le projet, simplement appelé Sept jours en mai, était une occasion unique pour les musiciens qui se sont donné rendez-vous au Studio B-12 de Valcourt avec un but en tête : créer.

« C’est Éric Goulet qui a été l’instigateur du projet. Il m’a approché, ainsi que les Mountain Daisies, puis nous avons choisi les autres musiciens pour se joindre à l’aventure », explique Michel Rivard, qui décrit l’expérience comme un fantasme que tout artiste cherche à réaliser un jour, surtout depuis l’avènement du mythique groupe Travelling Wilburys. Le fait que les sept musiciens se connaissaient déjà tous a beaucoup aidé à la complicité qui s’est vite dégagée de la semaine de création intensive. 

Éphémère

Dès le début du projet, les membres savaient qu’il avait une date de péremption. Le septuor n’avait aucune idée du résultat qu’aurait cette semaine de création, mais la qualité des chansons a mené à la sortie de l’album en mars 2016. « Nous n’étions même pas supposés faire de spectacles, initialement! Nous avons tous nos carrières respectives et il n’était pas facile d’avoir tout le monde en même temps », explique Michel Rivard. Le groupe est pourtant parvenu à livrer plus d’une vingtaine de représentations à travers la province de mai à aujourd’hui. Par contre, au lendemain de la performance maskoutaine, la tournée et le groupe Sept jours en mai prendront fin. « Alors ce sera vraiment votre seule chance de nous écouter en spectacle! Cela m’étonnerait beaucoup que l’on arrive à répéter l’expérience, en tout cas pas avec les mêmes musiciens, dans les mêmes paramètres », confirme l’auteur-compositeur-interprète.

Malgré la fin imminente de la tournée, Michel Rivard s’est dit « enchanté » par la réponse du public en spectacle. « Souvent, les gens viennent par curiosité, mais ils ne se doutent pas à quel point le spectacle est coloré! » Sur scène, les sept membres du collectif chantent et se partagent les instruments, en plus du batteur Vincent Carré, qui a aussi réalisé l’album. « On peut passer d’un format intimiste à un full band rock selon les chansons, et on touche surtout au folk, au folk-rock et au country », explique Michel Rivard, ajoutant que le spectacle a gagné « une coche d’énergie et de vie par rapport à l’album », étant donné que les chansons n’avaient encore que peu de vécu lors de leur enregistrement. Quiconque a aimé l’album devrait alors adorer l’intensité, et la complicité des musiciens, en spectacle.

La tournée de Sept jours en mai prendra fin le 3 décembre, mais pas avant d’avoir fait escale à Saint-Hyacinthe le vendredi 2 décembre à 20 h, dans la Salle Desjardins du Centre des arts Juliette-Lassonde. 

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