15 février 2018
Boxe
Un premier test réussi pour Raphaël Courchesne
Par: Maxime Prévost Durand
Raphaël Courchesne a savouré une victoire à son premier combat professionnel. On le voit en compagnie du nouveau retraité, le Maskoutain Michaël Gadbois. Photo Facebook Eye of the Tiger

Raphaël Courchesne a savouré une victoire à son premier combat professionnel. On le voit en compagnie du nouveau retraité, le Maskoutain Michaël Gadbois. Photo Facebook Eye of the Tiger

Le Maskoutain Raphaël Courchesne, du Club de boxe de Saint-Hyacinthe, a réussi son baptême de la boxe professionnelle, samedi soir, en ouverture du gala d’Eye of the Tiger mettant en vedette Simon Kean, à Shawinigan. Il a relevé avec brio son premier test, battant le Mexicain Luis Ernesto Granados (2-4) par décision unanime des juges.

Deux cartes de 40-34 et une de 39-35 ont été remises par les juges au terme du combat, toutes en faveur du nouveau protégé d’Eye of the Tiger. Celui-ci a envoyé son adversaire au tapis à deux reprises au second round.
« Ça a super bien été, a-t-il commenté dans un entretien téléphonique avec LE COURRIER lundi. Je suis parti en force, comme pour casser la glace. J’ai mis de la pression et je lui ai fait mal en partant. Il n’osait pas venir vers moi par la suite. »
Âgé de seulement 18 ans, Courchesne a impressionné par sa confiance. « Je n’avais aucune nervosité avant le combat. J’étais surtout excité. Ce que j’aime, c’est monter dans le ring. »
Il a rapidement pris le contrôle du centre du ring, lui permettant de s’imposer et de toucher solidement Granados dans les premiers instants du combat. Il a tenté d’en finir rapidement par la suite, sans succès. « Il a voulu en faire un peu trop, il a voulu le knocker tout de suite », a commenté l’entraîneur Marc Seyer, qui n’a pas manqué de saluer le professionnalisme de son jeune poulain.
Après deux rounds convaincants, Courchesne a connu une légère baisse de régime au troisième round, une occasion que le Mexicain n’a pas réussi à saisir. Le Maskoutain est revenu en force au quatrième round, le dernier prévu au combat, pour confirmer sa victoire.
Une adaptation
Ce premier combat professionnel en aura été un d’adaptation pour Raphaël Courchesne, qui comptait 45 combats chez les amateurs au cours des trois dernières années.
« C’était une première expérience pour moi sans casque, sans camisole. Au début tu te sens un peu tout nu, a-t-il lancé candidement au bout du fil. Les gants sont plus petits aussi. »
Tous ces éléments réunis font en sorte que la sensation, autant en donnant qu’en encaissant les coups, n’est pas la même. « Les coups rentrent pas mal plus que chez les amateurs. Il faut être plus vigilant en défensive », avoue-t-il.
Défi des champions
S’il n’avait pas fait le saut chez les pros, Raphaël Courchesne aurait sans doute boxé également, mais chez les amateurs, alors que se tenait le Défi des champions du côté de Victoriaville. À pareille date l’an dernier, il y avait été couronné chez les 69 kg junior.
Malgré son absence, le Club de boxe de Saint-Hyacinthe a été représenté par deux boxeurs à cette compétition, soit John Nduwamahoro et Matteo Villate.
Nduwamahoro s’est incliné à son premier combat, en quarts de finale des 64 kg élite, par décision unanime des juges face à Daniel Kulibaba.
Villate a quant à lui perdu par arrêt de l’arbitre, en finale des 75 kg junior, contre Manuel-Antonio Moro. Il avait pourtant bien mené les deux premiers rounds, mais un coup précis de son adversaire avec une dizaine de secondes à faire au troisième round a forcé l’arbitre à mettre fin au combat. Sa présence en finale lui permettait néanmoins de se qualifier pour le championnat canadien plus tard cette année.
Un autre Maskoutain, Samuel Lajoie, de l’école de boxe Les Apprentis Champions, a aussi participé au Défi des champions. Après une victoire par décision en quarts de finale, il a vu sa route s’arrêter en demi-finale à la suite d’une défaite par décision contre Hassan Omar.

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