17 janvier 2019
Problème de chauffage et mauvaise chute
Une drôle de soirée au Centre des arts
Par: Maxime Prévost Durand

Les spectateurs qui ont assisté au spectacle de François Massicotte, au Cabaret André-H.-Gagnon du Centre des arts Juliette-Lassonde, ont vécu une drôle de soirée, samedi. Des problèmes de chauffage ont plongé la salle dans le froid, puis un bête incident s’est produit lorsque l’humoriste est tombé de scène au moment de l’entracte.

Heureusement, plus de peur que de mal dans le cas de la chute de François Massicotte, qui s’en est tiré avec quelques ecchymoses. C’est plutôt une table en première rangée qui en est ressortie avec les dommages, fracassée sous l’impact. Avec professionnalisme, et puisqu’il n’a pas été blessé sérieusement, l’humoriste a terminé le spectacle comme prévu.

Du côté du Groupe Entourage, qui s’occupe de sa tournée, on confirme qu’il s’agit simplement d’un bête incident et qu’il n’y a pas faute de la part de la salle.

« Une fois les lumières fermées, François était un peu aveuglé parce qu’il avait les spots dans les yeux quelques secondes avant. Habituellement, un technicien en coulisses le guide avec une lumière pour lui montrer le chemin vers la sortie de la scène, mais François n’était pas dans la même position qu’à l’habitude et s’est dirigé vers une lumière, qui n’était pas la bonne, et est tombé de la scène », a expliqué Bibi Benoit, productrice déléguée et management chez Groupe Entourage.

Si les spectateurs n’ont rien eu à redire de la performance de l’humoriste qu’ils étaient venus voir, certains ont toutefois noté qu’il faisait particulièrement froid dans le Cabaret André-H.-Gagnon. Une spectatrice a d’ailleurs contacté LE COURRIER pour s’indigner des conditions dans lesquelles le spectacle s’est tenu.

« La salle n’était pas chauffée. On a dû garder notre manteau parce qu’on gelait, il y avait une circulation d’air froid, glacial, s’est-elle plainte. C’est à se demander pourquoi les dirigeants de la salle n’ont pas reporté le spectacle et ont préféré faire geler les spectateurs. »

Contacté à ce sujet, le directeur général du Centre des arts, Jean-Sylvain Bourdelais, a indiqué que « les conditions de la salle au moment de débuter le spectacle n’étaient pas un cas d’annulation ».

« Ça avait commencé à être plus frais vendredi dans le hall d’entrée, a-t-il toutefois reconnu. Samedi, ça s’est transporté dans le cabaret, mais c’est vraiment durant la soirée que la situation s’est empirée, s’est-il désolé. Si les conditions n’avaient pas été tolérables avant que le spectacle commence, on ne l’aurait pas tenu. »

Dès lundi, un appel de service était tout de même fait auprès de la Ville, propriétaire de la bâtisse, afin que la situation soit corrigée. M. Bourdelais a d’ailleurs assuré mercredi, lorsque joint par LE COURRIER, que tout était rentré dans l’ordre.

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