14 septembre 2017
Ouragan Irma
Une famille de Maskoutains quitte Cuba in extremis
Par: Jean-Luc Lorry
Une famille de Maskoutains quitte Cuba in extremis

Une famille de Maskoutains quitte Cuba in extremis

Une famille de Maskoutains quitte Cuba in extremis

Une famille de Maskoutains quitte Cuba in extremis

Une famille de Maskoutains qui étaient prêts à affronter l’ouragan Irma en se réfugiant dans leurs chambres d’hôtel à Varadero, sur la côte nord de Cuba, a réussi à embarquer dans le dernier vol à destination de Montréal avant que les éléments se déchainent.

Une famille de Maskoutains qui étaient prêts à affronter l’ouragan Irma en se réfugiant dans leurs chambres d’hôtel à Varadero, sur la côte nord de Cuba, a réussi à embarquer dans le dernier vol à destination de Montréal avant que les éléments se déchainent.

« Il était minuit moins une. On ne pensait jamais réussir à quitter l’île », confie Julie Pelletier, en entrevue au COURRIER. 

Résidente du secteur Sainte-Rosalie, Mme Pelletier séjournait pour une semaine dans un hôtel classé quatre étoiles de Varadero avec sa fille Coralie et six membres de sa famille. 

Leur avion de retour a décollé le samedi 9 septembre à 18 h de La Havane alors que des vents violents et de fortes pluies s’abattaient sur la capitale cubaine. 

« On a failli rester cloué au sol en raison de l’ouragan qui s’installait progressivement. Nous étions dans le seul aéroport encore en service à Cuba. Après notre départ, l’aéroport a été fermé », raconte Michel Fontaine, l’oncle de Julie Pelletier.

L’ouragan Irma a atteint Cuba dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Des rafales à plus de 250 km/h ont été enregistrées. D’une puissance exceptionnelle, Irma a fait au moins 10 morts à Cuba après son passage dévastateur.

Confinés dans les chambres

Le retour au Québec pour ces vacanciers était prévu pour le dimanche 10 septembre. En prévision du passage de l’ouragan, les consignes de sécurité étaient de demeurer confiné dans les chambres à partir de 15 h, le samedi 9 septembre. 

« Dans le cas où les vitres allaient être fracassées, nous devions nous réfugier dans la salle de bain de nos chambres », mentionne Mme Pelletier.

De larges bandes de papiers collants avaient été appliquées sur les surfaces vitrées de l’hôtel qui compte plus de 300 chambres réparties dans plusieurs bâtisses.

« Les Cubains qui travaillaient à hôtel sont restés très calmes. Nous nous attendions à manquer d’électricité, mais le buffet demeurait accessible », indique Julie Pelletier.

Dans la soirée du vendredi, convaincus qu’Irma allait passer au-dessus de leurs têtes, coup de théâtre, une agente de la compagnie aérienne Sunwing les informe qu’ils quitteront l’île samedi matin de l’aéroport de Varadero.

Comme les conditions météorologiques se sont dégradées rapidement, les autorités ont cependant décidé de fermer l’aéroport de Varadero. Les nombreux autobus transportant les tourismes sont alors dirigés vers l’aéroport international de La Havane. 

Sur la portion de route qui longe l’océan, ces Maskoutains se souviennent d’une mer démontée. Des vagues d’une hauteur de sept mètres ont été observées lors du passage d’Irma.

« À notre arrivée à l’aéroport, on nous informe que deux avions sont à destination de Toronto et un seul pour Montréal qui était déjà complet », se remémore Vicky Fontaine, la fille de Michel Fontaine.

« La file d’attente débutait à l’extérieur de l’aéroport. Nous avons attendu quatre heures avant d’atteindre le comptoir d’enregistrement », ajoute sa mère, Michelle Fontaine.

En réalité, ce sont deux avions qui devaient se rendre à Montréal et un seul pour Toronto. « C’est dans l’avion que nous avons appris que finalement nous nous rendions chez nous », mentionne Michel Fontaine.

De toutes ces péripéties, cette famille retiendra l’inquiétude grandissante des proches. « Grâce à Internet, nous pouvions informer nos familles de l’évolution de la situation », souligne Julie Pelletier.

Malgré son lot de rebondissements, ce voyage dans les Caraïbes n’a pas affolé outre mesure ces Maskoutains. « Cette expérience ne nous a pas dissuadés de retourner à Cuba », termine Michel Fontaine. 

image