2 février 2012
Une voiture plonge dans la rivière Noire
Une passante à la rescousse
Par: Le Courrier

Une sortie de route aurait pu tourner au drame le mercredi 25 janvier, lorsqu’une voiture s’est renversée dans la rivière Noire, à Upton, après avoir dérapé sur la chaussée glacée. Heureusement, la mère et sa fille de cinq ans qui se trouvaient à bord ont pu évacuer le véhicule et rejoindre la rive. Elles doivent le reste à une autre automobiliste qui n’a pas hésité à leur porter secours.

Chantal Gagnon, une résidente de Saint-Valérien-de-Milton, n’emprunte jamais le rang Lachute, où l’accident s’est produit. Mais ce matin-là, elle reconduisait jusqu’à leur école primaire, à Upton, les deux enfants d’une amie qui venait d’accoucher.

« J’étais sur le chemin du retour, vers 8 h, quand j’ai vu qu’il y avait quelque chose dans le fossé, près de la rivière. Au début j’ai pensé que c’était des gens sur une motoneige. Mais en approchant, j’ai vu des bras faire de grands signes. »Tout de suite, Mme Gagnon s’est immobilisée en bordure de la route et a couru vers la rive, où elle a aperçu la mère et la fillette. « La mère criait de sauver sa fille. Les deux avaient froid. Elles étaient détrempées », se souvient-elle.Après les avoir aidées à grimper la rive escarpée, Mme Gagnon a accueilli les deux rescapées dans son véhicule pour qu’elles puissent s’y réchauffer et reprendre leurs esprits. Les deux femmes ont retiré les vêtements mouillés de l’enfant pour la sécher.« La petite grelottait, mais elle semblait bien consciente de ce qui se passait. Elle était triste que son sac d’école soit resté dans l’auto », a dit la bonne samaritaine, avec compassion.Mme Gagnon a ensuite reconduit les deux miraculées à une maison située juste en face du lieu de l’accident, où les résidents les ont accueillies à bras ouverts en attendant l’arrivée des services d’urgence. Elles ont été transportées vers l’hôpital pour un choc nerveux et des engelures, mais s’en sont sorties sans blessures importantes. « J’ai quitté avant que l’ambulance arrive. J’ai mieux compris ce qui s’était produit en lisant LE COURRIER. C’est à ce moment que j’ai réalisé ce que j’avais fait. J’étais à la bonne place au bon moment. Je suis quand même un peu fière », a conclu Mme Gagnon, bien humblement.

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